Amir – Interview

✏️ Yannick VERNINI 12 novembre 2017
Amir – Interview

Entretien avec Amir qui sera en concert ce mercredi à l’Espace Chaudeau. L’occasion pour lui de faire découvrir son deuxième album mais aussi de reprendre ses précédents tubes.

Vous êtes de retour à Ludres, après un premier concert en avril dernier, avec votre deuxième album. Un opus sorti assez rapidement. L’aviez-vous déjà en tête au moment de la sortie du premier ?

En fait, c’est simple. J’ai fait un premier album, que l’on a écrit sans vraiment savoir ce que serait son destin, dans un anonymat total. Le but était de se présenter. La beauté de la chose a été de découvrir que le public nous a rejoints plutôt rapidement et en grand nombre. Quand le premier est sorti, deux semaines après je me suis précipité en studio pour écrire la suite des choses parce que j’avais l’impression de me montrer en surface et pas assez en profondeur. Dans le deuxième album, conforté, en plus, par la présence du public, j’ai vraiment eu cette notion d’écriture sans limites, sans réfléchir, sans me restreindre… C’était vraiment l’opus qui complétait le premier et qui donnait l’image qui manquait.

Vous évoquez un premier album pour vous présenter… Les présentations ont été vite et bien faites puisque vous avez joué devant des salles combles. Avez-vous été surpris ?

Oui, ça m’a énormément surpris même si c’était ce que j’espérais vivre ! Je suis, aujourd’hui, en plein dans la conjonction de mes rêves et de la réalité. Ce n’était pas quelque chose que j’avais prévu, en tout cas. Mais je pense que je suis chanceux car j’ai l’impression que j’ai encore tout à prouver.

En attendant, même si la plus belle récompense est celle du public, vous avez été mis à l’honneur lors des MTV Europe Music Awards et lors des NRJ Music Awards, entre autres… Des récompenses qui témoignent d’une reconnaissance de la profession…

Dans les Victoires de la Musique, oui, c’est la profession. Après, Dans des concours comme les NRJ Music Awards, la profession, en effet, fait le choix initial des titres ou des artistes qui seront mis à l’honneur en tant que nommés. Donc évidemment que cela fait plaisir. Après, le vote est celui de public, c’est lui qui décide. Le trophée est un symbole qui représente la mobilisation et l’amour du public. C’est ce qui est réconfortant et ce qui donne envie de poursuivre cette belle histoire.

Pour revenir à votre carrière, tout est allé très vite mais on a le sentiment que vous gérez ça avec une belle sérénité… Et que vous savourez chaque instant…

Merci ! J’essaie de me focaliser sur le plaisir et de ne pas laisser des facteurs de stress venir perturber tout cela. Je sais qu’il y a des artistes qui sont très sensibles, d’autres moins. Mais moi, je me dis que j’ai vraiment bénéficié d’un énorme cadeau, qui m’a permis de vivre mon rêve. Je ne vois pas de raisons d’avoir des angoisses, des peurs. Ça a été pareil, d’ailleurs, sur l’écriture du deuxième album. Tout le monde dit que l’on attend au tournant un artiste sur son deuxième opus, surtout si le premier a marché. Moi, je me dis que non… Je prends beaucoup de plaisir, je veux garder de bons souvenirs. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, le plus longtemps possible j’espère, mais si jamais, demain, la vie décide de me faire changer une nouvelle fois de destin, je veux garder le maximum de doux souvenirs de cette belle aventure.

Une belle aventure qui se passe, pour le moment, en clubs… Pourtant les Zénith vous tendent les bras !

Il a été question, au départ, d’attaquer les Zénith immédiatement et après réflexion, je me suis dit qu’un Zénith représentait cinq fois les salles dans lesquelles je me produis aujourd’hui et moi, je ne me sentais pas prêt à faire un bon aussi rapide même si le tourneur me disait qu’il y avait un fort potentiel. Pour moi, cela aurait été avoir les yeux plus gros que le ventre. C’est la raison pour laquelle j’ai préféré opter pour une seconde tournée de salles intermédiaires et renforcer le lien avec le public. Une fois que 2018 sera achevée, on étudiera la suite et pourquoi pas des Zénith début 2019. Je ne me précipite pas. Se permettre de travailler tranquillement et sereinement, faire les choses avec de bonnes bases, je pense que c’est vraiment le secret.

C’est une belle preuve de maturité…

Je sais, en tout cas, que faire ce métier un peu plus tard que la plupart, de l’avoir abordé dans une seconde vie, m’a donné l’avantage du recul, je ne saute pas sur les choses.

Votre album « Addictions » est donc dans les bacs, avez-vous des envies de collaboration avec d’autres artistes ?

Oui, ça arrive souvent. On côtoie directement les artistes et l’on se dit, parfois, j’ai envie d’écrire une chanson avec untel. Ça a été le cas sur « Addictions », en travaillant avec Skalp ou encore Tété. Des propositions viennent à moi et ça fait toujours plaisir de savoir qu’il y a de l’intérêt. Après, il faut faire les choses intelligemment et ne pas dire oui à tout. C’est donc des choses que j’envisage et que je continuerai à faire mais toujours en écoutant mon cœur et mon instinct.

📷 : Yann Orhan

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