Arita – Arita sublime Lhasa de Sela

✏️ Yannick VERNINI 5 décembre 2015
Arita – Arita sublime Lhasa de Sela

© Mathieu Cugnot

Étoiles

La formation a déjà une solide réputation sur la région. Tranquillement, la bande à Alexandra Prat s’est fait une place. Le 20 mars 2014, Arita blindait le Totem. Dans l’assistance, de nombreux « décideurs » du secteur tombaient sous le charme du projet. « Arita chante Lhasa » était mis sur orbite, les vidéos tournaient et les choses allaient alors rapidement s’enchaîner. Dans les bars, d’une part, mais aussi dans les salles de la région. Sans oublier celle du Nancy Jazz Pulsations. Le 15 octobre, le groupe faisait la première partie de Plaza Francia, et donc de Catherine Ringer et Gotan Project. Ce soir-­là, le Chapiteau, qui se jouait à guichets fermés, tombait sous le charme.

Depuis, ce vibrant hommage à Lhasa de Sela, chanteuse americano­-mexicaine, vivant au Québec, qui chantait en trois langues et décédée le 1er janvier 2010, a fait son chemin. Sur les scènes du Grand­Est, mais aussi en Suisse et en Belgique. Sans oublier Paris… La program­ matrice de la Smac Barbara­ Fleury Goutte d’Or, fan de Lhasa, veut les booker.

Cette belle aventure a en fait vu le jour en 2009. Alexandra Prat et son compagnon Bernard Brand rési­dent alors dans le Sud. Des maquettes prennent forme, un EP cinq titres sort et le couple remonte à Nancy. Le duo passe une annonce sur Facebook pour recruter un guitariste et clavier. Sébastien Bara s’impose rapidement et entre alors dans la danse avec une batteuse… Celle­-ci laissera finalement sa place à Grégoire Dewaele, dit Shrek.

Le duo, devenu quatuor, tourne dans tous les bars où le talent des quatre artistes fait mouche. Et pour cause, avec trois majors de la Music Academy International et un Prix « Ibanez », le niveau d’exigence est à son maximum et n’est pas négociable.

Un album 
en préparation

Ce perfectionnisme continue à porter ses fruits et à asseoir définitivement une reconnaissance non seulement de la profession mais aussi et surtout du public. Parmi eux, des chanceux qui pourront voir Arita pour un concert unique le 9 avril prochain, à L’Autre Canal, après une résidence, samedi, à la Louvière à Epinal, et avant le 11 avril à Vagney. Une soirée particulière pour la formation puisqu’un enregistrement « live » sera fait en vue de la sortie d’un album. Un opus qui a pris la forme d’un projet sur la plateforme de financement communautaire Ulule. Pour aller au bout, 3.500 euros, minimum, devront être récoltés d’ici le 21avril. Près de 87% de la somme ont été réunis en vingt­-quatre jours. L’objectif est en passe d’être atteint et tout sera prêt pour le concert sur la scène du Jardin du Michel, le dimanche 7 juin.

La suite ? « On reprendra notre travail de création et de composition dans le même état d’esprit et en continuant à chanter en trois langues », conclut Alexandra Prat, l’atout charme d’Arita… Arita, le nom de cette ville du Japon où la céramique est reine. Une reine qui, pour les Nancéiens, se prénomme Lhasa et qu’ils subliment à chacun de leur concert.

 

You may also like