Artus – Interview

✏️ Yannick VERNINI 21 février 2018
Artus – Interview

Artus, vous êtes sur tous les fronts… Quelle énergie !

On essaie ! Moi, j’ai besoin de ce côté un peu hyperactif qui me correspond bien !

Et pour cause ! Vous êtes toujours en tournée avec votre one-man-show qui évolue au fil du temps… Qu’est ce qui le nourrit ?

C’est le fait que, personnellement, j’évolue, je vieillis, je grandis… Je passe de jeune adulte à adulte ! L’évolution de la vie, en fait, fait évoluer le spectacle et me fait aller vers d’autres choses. Comme l’envie d’autres projets qui m’ont également nourri de certaines choses que j’ai envie de partager sur scène.

Parmi les autres projets, on vous a vu dans Danse avec les Stars. Que vous a apporté cette expérience ?

Quoi qu’il arrive, quel que soit le projet, qu’il soit négatif ou positif, celui-ci vous apporte quelque chose, il n’y a pas que le bon qui nous enrichit. Danse avec les Stars m’a apporté plus de confiance en moi, notamment sur le physique. Se dire que ce n’est pas parce qu’on a de l’embonpoint que l’on est ridicule.

Vous avez un humour cinglant, corrosif… Les dernières polémiques autour d’autres humoristes vous sont-elles obligées à remettre en cause certains passages de votre spectacle ?

Je me suis posé la question, justement. Mais j’en suis arrivé à me dire que non, je n’en ai pas envie. On est dans une période où dès que quelqu’un dit quelque chose on lui tombe dessus sur internet où tout le monde est critique de théâtre, est critique culinaire, où tout le monde peut donner son avis sur tout. Moi, j’ai envie de prendre le risque. Je dis ce que j’ai envie de dire. Quand j’aborde des sujets tel que le handicap, c’est, pour moi, une façon d’en parler. A chaque fois que des gens se sont plaints, que j’ai eu des retours, ce sont des personnes qui ne sont pas atteintes de handicap, qui ne connaissent pas le handicap… Toutes celles atteintes de handicap m’ont dit « continue, c’est génial, on a besoin que l’on parle de ça »…

Et d’être traitées comme les autres, finalement…

Bien sûr ! Il y a des personnes handicapées qui sont des gros c… ! Etre un gros c… n’est pas réservé qu’aux valides !

Vous évoquiez vos autres projets… Parmi eux, il y a votre pièce complètement barrée « Duels à Davidéjonatown »… A quand une tournée en Province ?

Eh ben c’est prévu ! A partir de janvier 2019, on partira avec la pièce en Province, on est en train de préparer une belle tournée avec beaucoup de dates pour aller voir le plus de gens possible. Les Provinciaux nous la demandent. Après, comme c’est une pièce avec un gros décor, on ne peut pas aller partout, il nous faut une salle adaptée. Mais on fera le plus de dates possible pour aller voir le plus de gens possible !

Comment a pris forme cette histoire tout droit venue d’un Far West loufoque ?

Je l’ai montée comme je monte mes spectacles. Quand j’écris, j’écris 25 minutes, le reste, je le crée sur scène en impro, avec le public. Là, j’ai fait pareil. J’ai d’abord monté l’équipe de comédiens avec qui j’avais envie de travailler à savoir Julien Schmidt qui fait l’Indien et le narrateur, Cartman… J’avais écrit la trame, qui représentait 35-40 minutes, et après j’ai dit voilà, « je veux qu’on s’amuse là-dedans ». C’est sur le plateau qu’on a créé les choses, on a fait une sorte de résidence où l’on est resté un mois dans un théâtre juste pour jouer tous les jours devant personne ! On l’a créée ensemble. Les personnages, je les ai faits sur-mesure pour les comédiens. Forcer les gens à faire des choses, on va forcément vers du moins bon que si on leur dit « t’as envie de le faire avec l’accent marseillais ? Fais-le avec l’accent marseillais » ! Tout le monde s’est fait un peu sa partition et c’est pour ça, je pense, que ça marche bien !

Pour revenir à votre one-man-show, vous allez jusqu’au mois d’août, y aura-t-il une autre partie de tournée ?

Le but de cette tournée est de conclure ce spectacle-là et elle me permet de tester des choses pour le nouveau que je lancerai après la pièce. Je ne veux pas mélanger les deux, simplement, déjà, parce que je n’ai pas le temps. En plus du spectacle, il y a des tournages. Là, je finis la tournée, je pense que l’on va faire une belle date parisienne, peut-être L’Olympia, pour conclure et après je me mets sur la pièce.

Sinon, avez-vous des projets cinéma à venir ?

Oui. Là, je suis sur le tournage de la saison 4 du « Bureau des Légendes » et on n’est pas à l’abri de voir « Davidéjonatrown » adaptée au cinéma !

📷 : Pascalito

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