Audrey Dana – Interview

✏️ Yannick VERNINI 14 mai 2017
Audrey Dana – Interview

« J’ai juste été assez folle pour en faire un film ! »

On a dû vous la poser mille fois, comment cette idée vous est venue ?

Elle est venue dans la tête de beaucoup de femmes je pense… J’ai juste été assez folle pour en faire un film ! J’ai très vite compris que c’était un boulevard de comédie et me demande encore aujourd’hui pourquoi personne n’a osé le faire avant.

À la différence de « Ce que pensent les femmes », avec Mel Gibson, ce « changement » vire, au début, au cauchemar…

Aussi vrai que nous sommes beaucoup de femmes à avoir imaginé ce que ça pouvait faire d’en avoir une, pas Jeanne !!! Forcément, ça ne va pas être simple ! Et puis imaginez que ça vous arrive, que vous soyez la seule sur toute la terre… !

Avant, finalement, dans un second temps, de livrer ses avantages, comme si un second film débutait…

Jeanne a été élevée en se disant qu’il fallait en avoir une pour s’imposer… Du coup, elle va enfin « s’autoriser » ! C’est une question d’état d’esprit. Ce film est une ode au courage, a la confiance en soi… C’est aussi une invitation à réconcilier le masculin-féminin avec le sexe opposé ou à l’intérieur de nous !

Le rôle d’Alice Belaïdi semble avoir été taillé sur-mesure pour elle…

Et pour cause, je l’ai écrit pour elle. Après sous les jupes des filles nous avions très envie de « jouer » ensemble. Car sur le plateau nous n’avions eu aucune scène ensemble. Et puis dans mon premier film, elle fait un rôle de composition. Là j’avais envie de la voir dans sa nature… Bien sûr Alice n’est pas Marcelle !!! Mais elle a l’énergie parfaite pour la jouer.

Finalement, n’est-ce pas elle la plus « bonhomme » des deux ?

Bien sûr que si ! Marcelle est l’antagonisme de Jeanne. Si cette histoire lui était arrivée à elle, ça n’aurait pas du tout été le même film ! Et puis surtout, elle nous rappelle sans cesse, qu’il n’y a pas besoin d’en avoir une justement… Mais Marcelle est un peu extrémiste de sa cause et va elle aussi évoluer pendant le film.

Christian Clavier en gynécologue, avez-vous pensé à lui immédiatement ?

Pour le coup, j’ai d’abord écrit un rôle puis j’ai pensé à Christian Clavier… Et ensuite j’ai réécrit pour lui… Je peux vous dire que, face à lui, la première fois que je lui ai apporté mon scénario, je ne faisais pas la maline… J’étais très impressionnée. Et puis il a dit oui – c’était Noël pour moi – et ça a été un régal total de tourner avec lui, on s’est beaucoup amusé ensemble. Il est tellement parfait dans le film, si drôle.

Dans ce genre de comédie, sur ce thème, on se demande comment le réalisateur va se sortir de cette situation, pour un retour à la normale… L’avez-vous trouvé dès le départ ou le final a-t-il mûri au fur et à mesure ?

J’avais déjà la fin… Quand on commence à écrire un film, on ne sait pas encore quelle forme il va prendre, mais on doit savoir où on va ! C’est essentiel ! En tout cas, on s’est bien amusé en la tournant cette fin !!!

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