BB BRUNES – INTERVIEW

✏️ Yannick VERNINI 1 mars 2018
BB BRUNES – INTERVIEW

Entretien avec Félix Hemmem, le guitariste du groupe, qui fait son retour à Nancy, à l’Autre Canal le 1er mars.

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Les fans l’ont clamé… Enfin, les BB Brunes reviennent ! Comment se sont passées ces retrouvailles ?

En fait, on ne s’est jamais vraiment quittés ! On a pris plus le temps pour faire cet album mais on ne s’est jamais dit qu’on allait se séparer. C’est vrai qu’il y a eu plein d’articles notamment quand Adrien a fait son album solo. Il a fait son album solo, nous, on a fait de la musique dans notre coin, on avait besoin de prendre du recul et de se reposer. On a tourné pendant près de sept ans. Du coup, on n’a pas considéré ça comme des retrouvailles mais en tout cas, quand on a commencé à bosser sur le nouvel album, on était hypercontents. On voulait être vraiment sûr de ce qu’on voulait, on a beaucoup cherché avant de trouver.

En fait, le titre « Puzzle » illustre bien le fait que chacun a apporté ce qu’il a pu mûrir durant ce temps…

Ouais, c’est une bonne signification. On se disait aussi que cela représentait le fait que ça regroupait toutes les influences que l’on a mises dans cet album. On retrouve pas mal de chanson française, moi j’écoute pas mal de musique électronique ou encore de la techno…

Vous évoquiez les tournées, il y a effectivement eu un gros coup de projecteur en 2007-2008. Comment le groupe a vécu cette forme d’hystérie qui l’entourait ?

Finalement, on l’a vécu avec beaucoup de recul, bizarrement. Le fait d’être entre nous, d’être ensemble, d’être quatre à chaque fois, je pense que ça aide à ne pas se prendre la tête et à garder les pieds sur terre. Aujourd’hui, dix ans après, on est content de pouvoir continuer à faire des albums, de repartir sur les routes, on est très heureux.

Comme vous le disiez, dix ans se sont écoulés, quatre albums studio ont vu le jour… Comment analysez-vous l’évolution du groupe ?

Elle a été assez nette. Il y a dix ans, on ne jurait que par le rock’n’roll. C’était « on branche, on joue », on voulait mettre un minimum d’effet dans les voix, ne mettre aucun traitement. C’était vraiment très brut. Après, on va dire que « Nico Teen Love » est une version un peu évoluée de « Blonde comme Moi », puis on a fait un EP en anglais, c’était une parenthèse. Après, c’est vrai qu’on s’est mis à écouter d’autres choses et aujourd’hui, on s’intéresse plus à la prod, on lâche plus la guitare. C’est une évolution naturelle.

Le groupe a vraiment voulu prendre en main la totalité de la construction de ses albums…

C’est vrai que l’on est plus en studio, on fait attention à ce que l’on fait, on cherche plus de fond qu’avant, on se prend plus la tête…

Pour revenir à la tournée, comment s’est construit le concert ?

Déjà, on s’est pris la tête sur la setlist ! On a quatre albums, on peut jouer 3 h 30 si on veut mais ce n’est pas le but, on va ennuyer tout le monde ! Le défi était de regrouper un certain nombre de chansons pour jouer à peu près une heure et demie. En même temps, on avait envie de mettre toutes les nouvelles de « Puzzle ». Après, on adore tous les autres morceaux, on a donc choisi ceux que les gens aiment le plus, je pense.

Le public vient, en effet, aussi pour vos anciens tubes !

Bien sûr ! On sait que « Dis-moi » marche toujours autant comme « Le Gang » ou encore « Lalalove you »… Des chansons que l’on prend plaisir à jouer à chaque fois.

Comment se sont passées les premières dates ? Votre public a-t-il évolué ?

Il a effectivement évolué avec nous. Les gens qui nous écoutaient il y a 10 ans et qui nous écoutent encore aujourd’hui ont grandi avec nous, forcément, ils ont changé. Le premier soir, il y avait des gens de tous les âges. Dès qu’on commence à jouer sur scène, il y a toujours un daron super-content qui crie « oh, Gallo ! »… Il y a vraiment toutes les générations, c’est cool ! On est vraiment contents.

📷 : Spinoza

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