Brigitte – ” On a toujours été portées par le public “

✏️ Yannick VERNINI 11 octobre 2018
Brigitte – ” On a toujours été portées par le public “

Après L’Autre Canal, le duo part à l’assaut du Zénith. Entretien avec Sylvie Hoarau.

Vos retrouvailles avec votre public nancéien ont eu lieu à L’Autre Canal en janvier. Comment s’est passée cette première partie de tournée des « clubs » ?

En fait, on vit la tournée comme un rendez-vous avec le public. On a l’impression de retrouver des amis, une famille… Il y a aussi notre famille de tournée avec nos musiciens et nos techniciens. Puis on a notre public que l’on revoit, des gens présents pour la troisième, quatrième fois, qui sont venus sur la première et la deuxième tournée. Là, ils viennent avec leur entourage, leur fille, leur frère, leurs meilleurs amis. Il y a vraiment ce truc, ce côté retrouvailles qui est très agréable, très chaleureux, comme un câlin.

Lors de ses retrouvailles, on a également eu la confirmation que la belle complicité avec Aurélie est toujours présente. Une complicité que le public a envie de partager avec vous…

C’est vrai. J’ai l’impression que, sur scène, on ne peut pas mentir, on ne peut pas faire semblant de donner, d’être généreux. Franchement, on est porté par le succès. Je ne peux pas te dire que, parfois, on n’est pas fatiguées. À chaque fois, ce sont des tournées de plus de deux ans et même quand on était fatiguées, que l’on n’avait pas envie de monter sur scène, que l’on voulait être chez nous, on a toujours été portées par le public. Cette fatigue qui disparaît une fois sur scène, c’est toujours magique.

Cela se confirme également avec le succès rencontré par vos albums, notamment « Nues », votre dernier opus qui n’a pas dérouté vos fans avec ses titres qui se coulent sans problème dans la setlist… A-t-elle été compliquée à construire ?

C’était assez nouveau pour nous. Quand on a fait ça sur la première tournée, on n’avait qu’un album et quand il faut faire un concert d’une heure et demie, il faut remplir et donc développer des morceaux, faire des reprises. Sur la deuxième tournée avec un nouvel album, on a été très heureuses d’enlever toutes les reprises. On faisait quasiment les deux entiers. Là, on a été dans un nouveau cas de figure, que l’on ne connaissait pas. On avait le choix des possibles ! On s’est dit « il faut que l’on fasse ce troisième album en entier parce qu’on en est fière »… Finalement, on ne s’est pas posé la question de savoir si les chansons allaient ensemble. C’est notre travail, notre univers. Ça fait partie de nous. Il y avait juste des problèmes de choix !

Des problèmes de « riches » du coup !

Exactement, c’était un peu comme faire le choix parmi ses enfants, ses amis. Mais finalement, une fois le choix fait de reprendre toutes les chansons du dernier album, les chansons « emblématiques » des précédents se sont imposées. Ça a été très rapide, au final. Idem pour l’ordre, cela a été très cohérent, très fluide.

Vous vous attaquez aux Zénith, comment se passe la transition ?

Finalement, ça ne change pas grand-chose. Sur le papier, ça en jette mais nous faisons la même tournée, avec les mêmes musiciens, les mêmes décors, la même setlist… Il n’y a pas de bouleversement. Mais le plateau étant un peu plus grand, il y aura un peu plus de décor pour habiller et profiter de cette grande scène. Après, que l’on joue devant 200 ou 3.000 personnes, on a vraiment à cœur de s’adresser à chacun. On a envie que les gens se sentent bien.

En tout cas, on vous sent sereines… Vous savourez ces moments comme si c’était le premier…

Et comme si c’était le dernier surtout ! On se sent tellement chanceuses de faire ce métier difficile. On a vécu des échecs avec nos projets, on sait que tout ça tient à pas grand-chose, que tout peut s’arrêter demain. On est vraiment reconnaissantes envers notre public. C’est aussi pour ça que l’on se donne à fond à chaque concert !

Crédits Photos : Alexandre Marchi

 

You may also like