Calogero – Calo face à son Zénith

✏️ Yannick VERNINI 1 décembre 2015
Calogero – Calo face à son Zénith

© Frédéric Mercenier

Étoiles

Le Zénith de Nancy a eu à peine le temps de se remettre du passage de Stromae que Calogero en a remis une couche, hier soir, devant plus 4.000 fans, chaud comme de la braise. Il faut dire que l’artiste a sorti un show à la mise en scène hors norme, usant d’une débauche technologique rarement vue, mise au service d’une recherche artistique poussée à l’extrême.

Six écrans planant au-­dessus des têtes et semblant vivre leur vie… Un piano perché au­-dessus du batteur, deux écrans géants de chaque côté, une guitare qui s’éclaire lors du rappel… Le public en a pris plein les yeux.

Et les oreilles. « Fidèle » à sa musique, Calogero a passé en revue son dernier album mais a surtout dégainé très rapidement du lourd. Sous des écrans d’ordinateurs mettant en forme un visage sous Photoshop, « Pomme C » nous rappelait que Calo avait déjà, en 2007, une vision futuriste et juste de notre société qui s’est ensuite levée comme un seul homme pour « La Bourgeoisie des sensations », sans pour autant « Prendre racine » qui a baigné le Zénith d’un halo rouge. Et après un détour par l’Angleterre pour une conduite à gauche et un « Portrait » à la craie, Calogero a fait frissonner l’assistance en reprenant son cadeau fait à Florent Pagny, « Le Soldat », rendant hommage aux morts de la Pre­mière Guerre mondiale, avec des décorations militaires se consumant sur les écrans criants de réalisme… L’instant émotion était là et donnait la chair de poule.

Le temps d’empoigner sa guitare acoustique, l’artiste disait les choses et le cyclone Calogero passait dans les travées… Le temps pour lui d’un clin d’œil aux familles recomposées… Et de mettre ses fans «Face à la mer» avant de les placer sur orbite, « En Apesanteur ». L’assistance rendait ensuite un vibrant hommage à Kévin et Sofiane, massacrés à Échirolles en septembre 2012, sur « Un Jour au mauvais endroit »… Tout le monde était d’accord… Plus jamais ça !

Calo lançait le rappel, en acoustique, avec l’appel à son père avant d’envoyer « Yalla » pour finir avec le bouquet final… « Les Feux d’artifice » ! Un final en apothéose pour, sans doute, un des concerts les plus denses et les plus spectaculaires de l’année.

 

 

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