Calogero – ” Pour moi, c’est à chaque fois une nouvelle aventure “

✏️ Yannick VERNINI 12 mai 2018
Calogero – ” Pour moi, c’est à chaque fois une nouvelle aventure “

L’artiste est attendu au Zénith le 17 mai.

Alors que les gens ont encore en mémoire votre incroyable tournée « Les Feux d’Artifice », vous êtes de retour avec le « Liberté Chérie Tour »… Le succès est une nouvelle fois au rendez-vous !

C’est vrai et je le vis hyperbien… Je vivrais très mal de ne pas en avoir ! (Rires)

Lorsqu’il a fallu se remettre au travail pour votre nouvel album et remonter un show, cela a-t-il été compliqué après un tel succès ?

Non, en fait, pour moi, c’est à chaque fois une nouvelle aventure, des nouvelles lumières, un nouveau son. Après, il y a une trame qui est celle de mon style, finalement. Mais j’aime essayer de repenser à chaque fois les concerts, que les gens viennent voir un vrai spectacle.

Comme vous le dites, plus qu’un concert, c’est un véritable show que vous livrez au public qui remplit les salles !

Là, j’ai tenu à travailler avec l’éclairagiste de Justice qui apporte quelque chose de nouveau.

On a toujours le sentiment que vous prenez un plaisir incroyable lorsque vous êtes sur scène. Un plaisir suscitant la ferveur du public…

Oui, parce qu’effectivement, je prends du plaisir et les gens le voient.

Sur votre dernier album, une tendance se confirme : vos textes touchent de plus en plus de générations, y compris celles biberonnées au rap et qui sont touchées par votre univers…

Je l’ai en effet constaté mais cela ne m’étonne pas. J’ai d’ailleurs été contacté par un groupe de rap qui veut travailler avec moi. Les rappeurs ont besoin de mélodies, ils aiment la mélodie. Ça les arrange de rapper sur de la mélodie… Les rappeurs ont beaucoup samplé Morricone. Et comme je suis un mélodiste, ça va avec le rap. Il y a vraiment de très belles choses en musique urbaine.

Pour revenir à vos textes, certains, comme « Un jour au mauvais endroit », « Le Portrait » ou encore « Le Soldat », que vous avez écrits pour Florent Pagny, sont étudiés dans les écoles… Qu’est-ce que cela vous fait ?

Pour moi, c’est quand même le comble, je suis un ancien dernier de la classe ! Et là, que mes textes, mes musiques soient étudiés à l’école, c’est un truc extraordinaire. Je regarde mes photos d’écoles et je me dis à chaque fois « wouah ! » C’est une vraie reconnaissance. Moi, je pense, et je ne suis pas le seul à le penser, que la culture, l’art c’est une des clefs de réussite pour les gamins.

Du coup, lorsque vous écrivez, pensez-vous, comme pour le drame d’Échirolles, qu’il y a un message à faire passer…

Quand j’écris, je ne pense pas à ça mais en tout cas, le sujet d’Échirolles a résonné fortement chez les gens parce qu’il y avait une authenticité, parce que ça s’est passé là où j’ai grandi et que j’étais légitime pour en parler. Et puis il y a une histoire, j’ai rencontré les familles, je leur ai demandé…

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, lors de vos concerts, c’est le morceau qui émeut le plus le public…

Tout à fait. II y a, d’un seul coup, sur ce morceau, une connexion qui s’établit.

Pour rester sur vos shows, on ressent une exigence avec laquelle vous ne transigez pas, vous le chanteur mais aussi le musicien…

Oui et comme me disait Jean-Jacques Goldman, les filles viennent voir le chanteur et les garçons viennent voir les filles ! (Rires)

Crédits Photos : Frédéric Mercenier

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