Caravan Palace – Interview

✏️ Yannick VERNINI 3 février 2016
Caravan Palace – Interview

©Florent DrillonÉtoiles

 

Caravan Palace débarque avec son électroswing. Entretien avec Hugues.

Tournée, télé… Votre actu est plutôt sympa !

C’est vrai que ça se passe plutôt pas mal. On a fait Taratata, ça nous fait une petite expérience en plus, c’était très sympa.

Caravan Palace est un mélange festif du swing et de l’électro. Comment s’est passée cette rencontre ?

Avec Charles et Arnaud, le contrebassiste et le guitariste actuel, nous jouions du jazz manouche dans les bars, à Paris. On était dans l’esprit swing qu’il y a dans notre musique aujourd’hui. En plus, on faisait de la musique électronique à côté. Charles a été missionné pour une musique de film porno des années 20 et du coup, le morceau qui en est sorti était plutôt pas mal !

Ce morceau vous a-t-il fait prendre conscience que vous pouviez aller plus loin ?

On trouvait l’idée intéressante. A l’époque, en 2004-2005, il n’y avait pas grand-chose dans ce style-là, voire rien du tout. Ça nous a semblé intéressant de le faire, de se pencher là-dessus et d’essayer de faire quelque chose avec ça. Mais on ne savait pas du tout ce qui allait se passer… On était jeunes et plus insouciants ! Et on a eu la chance de tomber sur un producteur assez vite qui nous a fait tourner rapidement.

Puis est arrivée la rencontre avec Zoé, via MySpace…

On avait besoin d’une chanson. On a imaginé un chanteur mais au milieu de quatre gars – trois à l’époque – on voyait plutôt une voix féminine dans le swing. Je me suis collé aux requêtes sur MySpace. J’en ai « requêtées » une centaine et il y en a qu’une seule qui a répondu, c’est elle !

Votre notoriété dépasse les frontières françaises… Comment se passe l’accueil à l’étranger ?

Ça se passe presque mieux qu’en France. On bénéficie d’un phénomène qui s’est exporté dans le monde qui est l’électroswing. On a fait partie des premiers du coup, c’est vrai que les gens nous écoutent depuis longtemps. C’est ce qui nous a précédés, ce premier album et les DJ qui ont joué dans les soirées. Du coup, quand on arrive quelque part, les gens connaissent notre musique et savent ce que l’on fait. On va faire notre cinquième tournée aux Etats-Unis au mois de mai. En Europe, ils connaissent le truc. L’Angleterre, c’est notre territoire fort, là où on tourne le plus. Les gens nous connaissaient avant qu’on y mette les pieds.

Avez-vous senti que ça a pris en France ?

Ça a beaucoup pris en 2009-2010. Maintenant, c’est un peu retombé, il y a eu du Caravan Palace un peu à toutes les sauces. Les Français se sont un peu lassés de l’électroswing même si, aujourd’hui, on remplit nos salles et que les gens sont contents de venir nous voir. En fait, c’est rentré dans le paysage musical français et nous, on marche mieux en Angleterre.

Se renouveler dans ce style de musique est-il compliqué ?

Très ! Mais nécessaire. Depuis 2008, il s’est passé beaucoup de choses. Et comme on a été parmi les précurseurs, on a, peut-être, plus que les autres, une obligation de renouveler le genre et d’essayer d’en faire quelque chose qui soit durable et inscrit dans la modernité. C’est ce que l’on a voulu faire avec le troisième album.

Vous venez à Nancy, ville de jazz… Que va-t-on voir sur scène ?

C’est vrai qu’on a joué au NJP en 2009, je crois. Sinon, les gens vont voir un groupe qui a déjà pas mal bourlingué et ils auront la chance de voir un show complet, une heure et demie de danse et de joie. C’est un peu notre métier, aujourd’hui, de donner le plus de joie possible. On s’est rendu compte, ces derniers mois, que c’était presque salutaire, pour les gens, voire thérapeutique. On est d’autant plus missionné pour faire ce que l’on fait sur scène !

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