Carla Bruni – Interview

✏️ Yannick VERNINI 2 décembre 2015
Carla Bruni – Interview

Étoiles

[Morceaux choisis]

Sur votre dernier album, on retrouve les mélodies qui ont fait votre succès et une certaine insolence…

Malgré les apparences, je suis transgressive… Mais je crois que nous, les humains, nous sommes tous un peu comme ça. Ce qui est vraiment drôle c’est que l’insolence est masquée. Même sur « Le Pingouin », qui est un pamphlet. Et sur « Mon Raymond » qui est en quelque sorte un clin d’œil. Mais moi je le fais toujours. Il y a toujours une ou deux phrases. Même sur mon premier disque… En fait, ça ne se sent pas, ça passe comme une lettre à la Poste et ça, ça me fait marrer !

On ressent d’ailleurs le plaisir que vous avez dû prendre à écrire et à composer “Little French Songs”

Ah ouais, j’adore le moment de l’écriture. J’adore me sentir, un peu, gentiment une canaille ! Mais très poliment ! J’adore ça ! Il y a de vrais clins d’œil à ma vie. Je ne le fais pas tellement intentionnellement, mais je ne me refuse pas un sourire quand j’écris. J’aime beaucoup rigoler, c’est un véritable antidote.

Sur cet album, vous avez collaboré avec Julien Clerc, vous aviez envie de retravailler avec lui ?

D’abord, j’aime sa musique. Il a des mélodies de folie. On parle toujours des auteurs de Julien, mais en vérité, ses mélodies sont incroyables. Tout le monde les retient. Moi je compose à la guitare. J’ai toujours du blues ou du folk. Lui compose au piano. Et quand je travaille avec des gens qui composent au piano, j’ai de tout autres respirations. Dans mes mélodies à moi, je respire très peu. Quand je chante « La Prière » ou « Déranger les pierres », que j’ai coécrit avec Julien aussi et que j’ai mis en premier dans mon tour de chant, je peux respirer. Moi, je n’écris pas comme ça. Quand je chante mes compositions, avec bonheur, le soir devant les gens, je maudis ma plume ! Je me dis « mais qu’est­ce que j’ai fait ! Pourquoi j’en ai tant mis ! »

 

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