Cerrone – Interview

✏️ Yannick VERNINI 5 décembre 2015
Cerrone – Interview

©Lionel DeluyÉtoiles

[Morceaux choisis]

Trente-neuf ans après la sortie de votre premier album, vous revenez en force, sur scène comme dans les bacs. Qu’avez fait durant tout ce temps ?

Je n’ai pas arrêté ! C’est d’ailleurs pour ça que je suis encore là. J’ai toujours fait beaucoup de concerts même s’il y a eu des périodes moins en avant sur le plan discographique. Pour moi, faire ce métier ça n’a jamais été de faire des disques mais plutôt faire de la scène. J’ai continué à faire des albums pour avoir de la lumière et être présent sur scène. J’ai aussi eu une période d’une bonne vingtaine d’années où quand on fait un succès, on vous rappelle pour en faire un deuxième et puis ça suit… Comme les grands événements à travers le monde, j’ai adoré faire cela. On faisait le point avec ma maison de disque, on s’est aperçu que je n’ai jamais arrêté, il n’y a pas eu une année sans que je ponde une dizaine de titres. Des fois c’est des musiques de films, d’autre fois des comédies musicales ou des gros événements, pas toujours disco, d’ailleurs, au sens où les Français l’entendent. Il n’y a qu’en France où on me le dit. J’ai réussi, à l’international, sans prétention, le fait que Cerrone c’est rock !

Vous appartenez au cercle restreint des artistes capables de réunir plusieurs centaines de milliers de personnes sur un même événement… Comment le vivez-vous ?

Oui, c’est un joli cadeau. En France, c’est vrai que nous ne sommes pas nombreux. Il y a Jean-Michel Jarre, Hallyday et aujourd’hui, on peut dire les Daft Punk et Guetta. Quant à faire partie d’un cercle très fermé, je serai plus prétentieux que ça tout en étant modeste sur autre chose. J’ai lancé cela et je suis content de ne plus être le seul.

Dans ce même temps, vous avez vendu un peu plus 30 millions d’albums… Ces chiffres d’Américains !

Ça n’a pas été un élément moteur pour moi, ce n’est pas ma fierté, loin de là…

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