Dead Stereo Boots – L’ascension de Dead Stereo Boots

✏️ Yannick VERNINI 1 décembre 2015
Dead Stereo Boots – L’ascension de Dead Stereo Boots

©Patrice Saucourt

Étoiles

La rencontre n’est pas si ancienne. Elle remonte à cinq ans. Thomas, le batteur, âgé de 29 ans, croise le chemin de Rodger, 29 ans, le guitariste et la plume qui n’hésite pas à donner de la voix. Après la fac de Lettres pour le premier et un passage par l’IUT Charlemagne pour le second, c’est bien vers la musique que les deux potes se tournent.

Après l’expérience Super Heroes in Ties, un groupe franco-­luxembourgeois, le duo décide de poursuivre l’aventure, mais en duo, cette fois. « On trouvait que ce qu’on faisait à deux sonnait bien », se souvient Thomas. Début 2011, ils se mettent au boulot. Compos, textes, élaboration et montage d’un set… Les étapes sont franchies une à une, petit à petit. Avant le premier concert sous leur nom de scène, Dead Stereo Boots, en juillet de la même année, au château de Lunéville avant d’enchaîner sur le Nancy Jazz Poursuite à l’automne.

Mais d’où vient ce nom au juste ? « C’est une sorte de cadavre exquis qu’on apprécie… Une idée et des mots qui sonnent bien ensemble…Comme une formule magique », détaille Rodger. S’inscrivant dans le courant du rock garage, le duo, qui n’est pas insensible à ce que faisait Nirvana ou encore Queens of the Stone Age, a l’esprit ouvert. « Pour nous, le rock garage n’est pas un style, mais plutôt une attitude, une façon de voir les choses. On peut aller d’Elvis à Eddie Cochran, en passant par Radiohead et le stoner.

On essaie de garder un rock brut et instinctif… C’est essentiel, en live, on ne peut pas tricher », ajoute Rodger. Le live, que le duo affectionne et auquel il voue une véritable passion. En juin dernier, Dead Stereo Boots accueillait comme une consécration leur programmation à l’affiche du Jardin du Michel, à Bulligny. « On y allait, il y a quelques années… Mais on était dans le public. On n’aurait jamais imaginé, un jour, y jouer aux côtés de grosses têtes d’affiche. C’était la cerise sur le gâteau pour nous ! » se souvient Thomas.

Désormais bien installé dans le paysage musical du Grand Est, le groupe se consacre à ses futurs projets. Après un EP, un album est en préparation et devrait sortir avant l’été 2015. Egalement enregistré par Eddy La Gooyatsh, chez Paulette. On y trouvera d’ailleurs le single « Yeah Yeah » dont le clip a été mis en boîte par le collectif nancéien Holdem. En attendant, Dead Stereo Boots prendra part, à Metz, aux Trinitaires, aux Inouïs du Printemps de Bourges, le 28 après s’être produit au Why Not, au Luxembourg… Et en attendant le Bus Palladium, le 14 février prochain et les festivals qui se profilent. Après 2014 qui a vu le duo nancéien monter en puissance, 2015 confirmera la tendance !

 

 

 

 

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