Dionysos et Mathias Malzieu de retour

✏️ Yannick VERNINI 16 décembre 2016
Dionysos et Mathias Malzieu de retour

Entretien avec Mathias Malzieu qui sera en concert à L’Autre Canal avec Dionysos.

Vous êtes en tournée avec Dionysos, comment se passe les retrouvailles avec votre public ?

Ça se passe super bien. C’est un peu un retour à des choses plus proches du public. On s’est produit dans des théâtres jusqu’à maintenant, en configuration assise, où le rapport avec à l’écoute était convivial ce qui n’empêchait pas d’être rock’n’roll quand on le voulait… Les gens se levaient. Du coup, c’était très dynamique. Il y a avait des moments extrêmement émouvants et en même temps des moments proche du stand up où je pouvais faire des improvisations sans micro avec les gens. Sans oublier des moments comme on les aime des années, bien sauvages, où ça saute un peu partout. Ça n’a changé l’ADN du groupe, ça l’a ouvert. Et là, comme on finit avec des salles complètement debout, cela nous permet de partir avec des tempos plus élevés dès le début. Là, on arrive à la fin, Nancy sera notre dernière date complète, le public a répondu présent et il y a une connivence encore accrue.

Est-ce que cela a été facile d’incorporer, justement, les morceaux de votre dernier album qui se veut plus acoustique que les précédents ?

En fait, chaque fois que l’on sort un album, pour le live, on revisite toujours nos chansons les plus anciennes. On n’a jamais fait texto comme sur le disque… L’arrangement pour la scène a toujours été un deuxième temps pour nous. On fait les chansons, on les écrit, on les enregistre puis on bascule sur la façon de les jouer sur scènes… Et surtout lesquelles. On réarrange… On fait ça pour avoir une cohérence sur scène, on a toujours fait ça. C’est un panachage marrant à faire mais, en même temps, plus compliqué avec huit albums studios. Il faut faire des choix.

On retrouve également l’univers de vos livres…

C’est vrai. On sent que maintenant il y a plusieurs entrées. Il y a ceux qui viennent pour le groupe, le côté purement rock’n’roll. Mais il y a aussi les gens qui connaissent bien les livres, le film. Ça fait un mélange qui est plutôt varié et marrant, ces différentes façons d’aborder le concert. C’est un univers en mouvement que l’on défend.

Après 23 ans, comment le groupe a évolué ?

On se connaît de mieux en mieux, musicalement et humainement. Cela nous permet d’aller au-delà de certains obstacles, on ne peut pas toujours être sur la même longueur d’ondes au moment où l’on fait les choses. C’est le jeu d’un équipage. Mais tout cela se passe extrêmement bien. Aujourd’hui, faire un album solo ne m’intéresse pas trop.

Vous souvenez-vous de votre venue au Zénith Nancy, aux côtés de Mickey3D, les Wampas ou encore Louise Attaque, fin des années 90 ?

Oui, je m’étais cassé la jambe avant le concert. Ce n’était la première fois que l’on venait à Nancy. On était déjà venu trois fois au Terminal Export. Là, le Zénith c’est aussi un bon souvenir, même avec la jambe dans le plâtre ! Louise Attaque nous a beaucoup aidés à époque, on est reconnaissant, c’est un peu grâce à eux que l’on a signé en maison de disque à l’époque et c’était nos premières grandes salles.

 

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