Fabrice Éboué – Interview

✏️ Yannick VERNINI 1 décembre 2015
Fabrice Éboué – Interview

©Julien BergerÉtoiles[Morceaux choisis]

Vous étiez en Meurthe-et-Moselle il y a huit mois.. Vous revenez à Toul. Votre spectacle marche très bien. Vous attendiez-vous à un tel succès ?

Je ne crois pas que l’on fasse un spectacle en ayant des attentes de remplissage. Au départ, les attentes sont plutôt artistiques. C’est vrai qu’une fois que j’ai terminé de l’écrire, à la fin d’Avignon, en 2013, je me suis dit que le spectacle, d’un point de vue artisti­que, me plaisait. J’étais content de le partager avec le public. Et puis ça a très vite suivi avec des succès à Paris, notamment à la Comédie Caumartin, au Casino de Paris puis récemment au Bataclan. C’est vrai que la tournée en Province a bien suivi. C’est l’aboutissement, en tout cas, d’un travail de longue haleine.

Vous rebondissez à chaque fois sur l’actu et « mettez à jour » votre spectacle. Cela vous demande t-il un travail supplémentaire entre deux dates ?

Non parce qu’une fois que le squelette du spectacle est bâti, le reste, c’est du plaisir. On est en train de discuter avec des amis d’un sujet d’actu puis, tout d’un coup, on a une idée. On se dit « tiens, ça irait bien dans le spectacle ». Mais l’essentiel est construit et écrit. On se repose là­-dessus et ensuite, on trouve de nouvelles choses de temps en temps, soit qui collent à l’actu, soit qui collent à la ville dans laquelle on joue ce jour­-là. Tout ça se fait dans le plaisir. Je ne me prends pas la tête chaque matin à me dire « qu’est­-ce que je vais raconter sur l’actu » ?

Sur scène justement, vous maniez une douce insolence…

Dans mes spectacles, j’essaie de recréer cette ambiance entre potes… J’aime que l’on ait l’impression de boire une bière entre amis. Entre amis, on sait qu’il n’y a pas de malveillance, on est juste là pour se marrer et passer un bon moment. Maintenant, ça me ressem­ble, tout simplement. C’est mon humour, je ne me travestis pas.

 

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