Fills Monkey – Interview

✏️ Yannick VERNINI 9 mai 2016
Fills Monkey – Interview

 

Les deux batteurs fous des Fills Monkey débarquent à Chaudeau avec leur Incredible Drum Show. Entretien avec Sébastien Rambaud.

Pour ceux qui ne vous connaissent pas, comment est né, le duo ?

Les Fills Monkey sont d’abord nés d’une rencontre humaine et musicale. Deux batteurs qui décident de monter un groupe un peu hors du commun, peu conventionnel.Où la batterie prend place devant la scène et il n’y a personne entre le public et les batteurs.

Une liberté musicale, certes, mais très technique !

Il y a un côté hyper-technique, c’est sûr. Nous sommes tous les deux des « techniciens » de la batterie, un instrument que l’on a travaillé très sérieusement pendant une période. Si nous parvenons à nous comprendre, c’est parce que l’on a passé des heures à apprendre, à lire, à travailler la diction, l’orthographe, à écrire… Avec la batterie, à un moment, on a eu cette démarche. Il fallait que l’on puisse s’exprimer sans penser à ce que l’on allait jouer… Pour nous, c’est un langage.

Un langage teinté d’une bonne dose d’humour. Est-ce que cela a été facile à intégrer ?

Je ne vais pas dire que ça a été facile, ça pourrait paraître prétentieux. En revanche, ça a été naturel. A aucun moment on ne s’est dit que l’on allait faire un spectacle d’humour. Et quand on est arrivé, par exemple, sur Juste pour Rire, au Québec, on pensait que ça allait être un échec et malgré nos craintes, ça a été un très gros succès. On a juste fait une démo de batterie puis, à un moment, naturellement, on a jeté une baguette en l’air, on s’est lancé des défis de celui qui jouerait le plus vite, le plus fort, celui qui séduirait la jolie brune du premier rang… Ça a fait rire les gens mais ce n’est pas quelque chose que l’on avait programmé.

Et vous avez tapé dans l’œil de Michel Drucker qui vous a invités sur Vivement Dimanche, concrétisant une montée en puissance constante…

C’est ça, on n’a jamais eu le sentiment que ça avait explosé d’un coup. Ça fait cinq ans que l’on a l’impression que le projet monte progressivement et, visiblement, il progresse encore. C’est assez excitant à vivre.

Votre duo s’est formé il y a plus de dix ans. Une décennie durant laquelle vous avez pu vous roder lors des premières parties de Patrick Bruel ou encore Christophe Maé…

Avant même de faire ça, ça faisait déjà plus de cinq ans que l’on tournait. On avait l’expérience de la scène. Ensuite, effectivement, défendre ce projet dans des salles différentes comme des Zénith ou le Palais des Sports, et dans la rue, où l’on a fait des happenings, forge une expérience qui fait que le show est désormais encore plus rodé.

D’autant que vos shows demandent une importante débauche d’énergie, nécessitant une préparation et une hygiène de vie de sportifs…

Vous avez mis le doigt dessus ! On a commencé à tourner avec ce spectacle avec l’âme des rockeurs que l’on était avant et avec les excès que cela pouvait comporter… A un moment, évidemment, on s’est heurté à nos limites. Le show est très physique, exigeant physiquement et techniquement. Ensuite, nos productions nous ont imposé un rythme de tournée très élevé allant jusqu’à plus de 150 dates par an ! Et là, on a pris conscience de l’importance d’une hygiène de vie un peu plus saine… Eviter de faire la fête après chaque spectacle mais prendre du repos… On fait beaucoup plus attention à ça même si, parfois, il y a quelques excès maîtrisés !

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