Forever Gentlemen – Gentlemen chantants

✏️ Yannick VERNINI 5 février 2016

©Patrice SaucourtÉtoiles

Cette semaine, les Québécois ont décidé d’assiéger le Zénith de Nancy. Il aura néanmoins fallu deux jours pour lever l’emprise de Messmer et que la relève déboule. Roch Voisine, Corneille et Garou ne se sont pas fait prier. Dans leur sillage, leur show Forever Gentlemen et tous ces morceaux trottant inévitablement dans un coin de nos têtes, ayant forgé la légende de ces crooners inclassables, inusables… Inoubliables, tout simplement. Des crooners avec cette élégance chevillée au corps et dans laquelle se sont glissés sans problème les trois gentlemen, accompagnés par un big band cuivré à l’ancienne.

Big band au top

À l’image du show en fait. Exit les leds et autres écrans géants. Place au rideau et aux lumières à l’efficacité redoutable et éprouvée qui ont dopé cette véritable machine à remonter le temps… Ce temps de « La Belle Vie », au bord de « La Mer ». Et là, pas question de chanter sous la pluie… Encore que ce jeudi soir, elle était au rendez-vous. Mais le soleil était dans les cœurs. Le public l’avait même « dans la peau ». « That’s Life ». C’est ainsi. Cette vie où le Zénith a dansé sur « That’s Amore », « Everybody loves »… Avant que les « Emmerdes » ne viennent conclure une première partie explosive. Garou, Corneille et Roch Voisine descendant au milieu d’une assistance savourant ce moment unique.

L’ombre du Rat Pack planait plus que jamais. Le Las Vegas des années folles, où tout était possible, donnait des ailes au trio canadien. Dean Martin, Sammy Davis Jr et Frank Sinatra n’auraient rien renié. Eux qui ont régné sans partage sur cette époque où « Syracuse » où encore « Strangers in the Night » cohabitaient, dans une insouciance générale, en toute simplicité, avec « Et Maintenant », « C’est si Bon »… Une époque « Formidable » où l’un des voyages les plus incroyables a fait vibrer la Terre entière. « Fly me to the Moon » mettait sur orbite « New York New York », « Que reste-t-il de nos Amours » et un vibrant « My Way ».

Ce jeudi soir, c’est une preuve par trois que ces Gentlemen chantants ont apportée. La preuve que l’on n’a pas besoin d’artifices, d’une débauche de moyens ou encore d’instruments sortis de nulle part. L’élégance, un big band au top, la simplicité et surtout le talent suffisent.

Un retour aux fondamentaux qui fait du bien et qui remet, finalement, l’église au milieu du village. Et ça, c’est plutôt rassurant !

You may also like