Franck Dubosc – Interview

✏️ Yannick VERNINI 1 décembre 2015
Franck Dubosc – Interview

©PascalitoÉtoiles

[Morceaux choisis]

Votre quatrième spectacle s’intitule « A l’Etat sauvage ». Cela veut­-il dire que le public va vous découvrir tel que vous êtes… Plus authentique ?

Oui, c’est exactement ça, plus authentique. C’est­à­ dire moins vulgaire, parfois, mais tout en étant un peu coquin, un peu mutin parce que c’est ma nature. Je parle de « nous ». Avant, dans beaucoup de mes spectacles, je parlais de moi, je racontais ma vie. Donc, forcément, j’étais parfois un peu moins honnête, parce que lorsque l’on raconte sa vie, on n’a pas envie de raconter exactement la réalité. En revanche, lorsque l’on parle de nous tous, je me suis aperçu que j’avais plus envie de donner mon avis, il y a un côté plus franc dans ma démarche… C’est très agréable à faire.

Qu’est­-ce qui vous a justement donné envie d’entrer dans cette démarche ?

Cela m’est apparu comme une évidence. C’est l’évolution de ma vie, et de la vie en général. Jusque­là, j’avais déjà fait trois spectacles et il fallait que je cherche de quoi j’avais envie de parler. Je voulais évoquer le quotidien, la vie de tous les jours, qui ne me concernait pas forcément mais sur laquelle j’avais un avis. En fait, c’est venu très naturellement. C’est pour cette raison que c’est un changement et que je n’appelle pas ça le « spectacle de la maturité ». C’est une continuation et le public y trouve son « compte » parce que je pense qu’il en avait également envie. En tout cas, c’est ce qui ressort quand je joue.

Il avait envie d’en savoir plus sur vous ?

Oui, peut-­être. Mais surtout que je sois plus direct, que j’appelle un chat, un chat. C’est assez marrant comme les moments les plus francs sont les moments les plus drôles… Peut-­être parce que le public sent que j’y prends du plaisir. J’ai toujours aimé jouer mes spectacles, mais là, j’ai cette impression de jubilation de moi sur scène et parfois du public sur certaines choses que je lui dis.

 

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