Gaëlle Pauly – INTERVIEW

✏️ Yannick VERNINI 1 avril 2018
Gaëlle Pauly – INTERVIEW

Gaëlle Pauly, l’artiste nancéienne interprète le rôle de Bébé dans Dirty Dancing.

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Vous avez fait vos classes à Nancy où vous êtes passée par le Conservatoire et avez fréquenté l’Opéra. Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?

C’est toute mon adolescence. J’ai encore toute ma famille à Nancy, c’est la source !

Trouvez-vous le temps d’y revenir ?

J’avoue que je ne reviens pas très souvent, au grand désespoir de ma famille, je pense. Je dois revenir deux fois par an.

Et vous voilà maintenant dans « Dirty Dancing » où vous reprenez le rôle de Bébé…

Oui, j’ai passé une audition et ça l’a fait ! Tout simplement.

Le film n’est pas forcément de votre génération, comment avez-vous préparé cette audition ?

J’ai regardé le film pour m’imprégner de l’ambiance, de l’œuvre… Et après, pour aborder le rôle, c’est le travail classique d’un texte, notamment sur les émotions dans les scènes que je devais jouer en audition… Me créer ce que l’on appelle la backstory… En fait, le plus simplement possible mais en y mettant un peu de moi.

 

Dans le personnage de Bébé, y a-t-il quelque chose qui vous a interpellée ?

Pas forcément… Après, je sais qu’elle me ressemble beaucoup, notamment sur la détermination qu’elle peut avoir… Mais aussi dans le fait qu’elle ne voit que le côté positif des choses, des gens… Qu’elle se dit que tout est possible… Je suis une grande rêveuse ! Je veux toujours voir ce qu’il va bien.

Vous avez joué dans d’autres spectacles musicaux, celui-ci a-t-il une saveur particulière ?

Déjà, l’expérience m’a été utile. Ensuite, là, j’ai le rôle principal féminin alors qu’avant, j’étais dans les ensembles, donc moins mise en avant. C’est la première fois que j’ai un rôle important.

C’est aussi une belle évolution bousculée par une blessure assez grave – une fracture du tibia – en début d’année… Comment s’est passée la reprise ?

C omme Bébé, ma détermination a été plus forte que jamais. Concrètement, je ne me suis jamais arrêtée. J’avais le plâtre mais je fais mes exercices tous les jours. Je ne voulais pas lâcher physiquement pour revenir le plus vite possible. Après, il a fallu accepter la nécessité de me reposer. J’ai dû trouver l’équilibre entre les exercices et le repos. Avant que le plâtre ne soit retiré, j’avais commencé ma rééducation chez mon kiné pour le renforcement musculaire puis j’y suis allée quotidiennement. J’ai travaillé aussi à la maison. Le moral a énormément joué et compté sur ma reprise qui a été très rapide. Trois semaines après avoir ôté mon plâtre, je cours et je danse !

Ce sont des délais de sportifs de haut niveau !

C’était le but. Je suis très bien entourée avec un kiné sportif incroyable connaissant les enjeux. C’est même lui qui me calme ! Et grâce à ça je remonte sur scène ce mercredi 28 mars.

Est-ce que pour vous, l’objectif n’était pas, aussi, d’être remise sur pied pour la date de Nancy ?

Complètement ! Je me disais que Nancy arrivait en fin de tournée. Depuis le début de ma blessure, je me répétais il faut que je sois sur pieds pour jouer à Nancy  ! Effectivement, c’était l’objectif et pour être en forme pour la date nancéienne, j’espérais être sur scène un peu avant. Ce qui sera le cas, j’aurai une semaine de spectacle dans les pattes, je serai en pleine forme pour ma région !

📷 : Philippe Fretault

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