Giedré – Interview

✏️ Yannick VERNINI 27 janvier 2016

©Raymond Le Menn (Photos live)Étoiles

Toujours barrée, GiedRé déboule au Hublot avec son second degré décapant.

Malgré la belle place laissée par Shy’m en tombant, vous n’êtes toujours pas dans la « Dance Floor Music » !

Ben oui ! Elle est toujours là et je ne vais pas tirer sur l’ambulance. Je la laisse faire sa petite histoire et j’attends sagement, je suis prête !

Votre tour viendra…

Voilà, c’est ça !

Mais il va falloir attendre plus de « trois minutes », le temps qu’il vous faut « pour cerner M Pokora » !

Certes, certes… Mais si elle continue, il y aura bien trois minutes qui seront fatales ! Les trois dernières minutes, on ne sait jamais quand elles arrivent !

Plus sérieusement, vous êtes de retour un nouvel album plus musical, dans lequel vous livrez une nouvelle fois votre vision cinglante de notre société…

En fait, c’est bizarre, je ne saurai pas dire quand j’ai eu l’idée de faire cet album. Ça a été naturel. J’ai fait une très longue « tournante » durant quatre ans et je me suis dit que j’allais arrêter une année. Au bout de six mois, j’ai regardé mon cahier de chansons, il était rempli… Comme quoi, ce que je raconte dans mes chansons est naturel et quotidien.

Et en partant du même constat que l’on est tous pareils. Et qu’avant tout, c’est notre petite personne qui prime…

Bien sûr ! Et aujourd’hui plus que jamais. Plus ça va pire c’est. J’espère qu’un jour j’écrirai autre chose, cela voudra dire que ça va mieux… Pour l’instant, on en est loin !

Ces gens « qui se brossent les dents chaque matin », quel accueil vous réservent-ils ?

C’est toujours un peu étonnant. Il y en a qui viennent pour la première fois, je les vois parce qu’ils ne s’attendent qu’à s’amuser et à voir la fille qui dit « bite » sur scène. Et finalement, ils voient autre chose, ça m’enchante. Et il y a des gens qui ne voient que de l’amusement, c’est bien aussi. Si on peut servir à ça, c’est déjà génial. Chacun voit des choses différentes et ce qui me touche le plus c’est la diversité des personnes. Ça va de l’ado, qui vient avec ses potes parce que la nana dit « couilles », au vieux prof de philo à retraite qui vient avec ses copains avec des pellicules.

Votre nouvel album s’appelle « La La La »… Une idée pour le troisième ?

Non, pas du tout. Là, j’hésitais entre un nom vraiment très long ou alors, je vous avoue que j’étais à deux doigts de le nommer « Prout » rien que pour le plaisir de gens comme vous qui, lors des interviews, me disent « alors GiedRé, vous avez sorti un nouvel album qui s’appelle Prout… » Et ça, je crois que je ne m’en serais jamais lassée.

Avez-vous conscience que pour les journalistes qui ne vous connaissent pas, tout cela peut parfois être déconcertant ?

Oui , mais je crois c’est là que commence la vie rigolote… Quand on défait un peu tout ce qu’on a appris à l’école, que l’on commence un peu à s’amuser et à être maître de notre existence.

Pour ceux qui ne vous ont jamais vue sur scène, que va-t-on voir sur scène à Nancy ?

Déjà, un nouveau spectacle que j’ai commencé à roder un peu en fin d’année, avec une nouvelle scénographie et de nouvelles chansons. Je suis toujours toute seule sur scène. On me demande souvent pourquoi est-ce que je ne prends pas des musiciens… C’est un peu égoïste mais j’aime tellement ce rapport exclusif avec le public et le danger qui existe lorsque l’on est seul est hyper grisant, c’est addictif. Donc, il y aura des blablas et plein de gens… dans des chansons parce que c’est plus facile à transporter. Tous les gens que j’avais envie de faire connaître, je les ai tous mis dans des chansons, c’est plus facile pour la douane !

 

 

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