Gilmour de retour à Pompeï

✏️ Yannick VERNINI 17 novembre 2017
Gilmour de retour à Pompeï

Il a fait vibrer la Saline Royale d’Arc-et-Senans… Avant ça, David Gilmour avait fait un détour par Pompéi pour un concert hors du temps.

Lorsqu’en 2015, l’ex-Pink Floyd, de retour avec son album « Rattle that Lock » sur lequel il dépoussière le jingle d’annonce de la SNCF, annonce son retour sur scène, nombreux étaient ceux qui croisaient les doigts pour obtenir leur précieux sésame. Le nord-est de l’Hexagone a été chanceux puisque David Gilmour a fait une halte en juillet 2016 dans l’enceinte de la superbe saline royale d’Arc-et-Senans, dans le Doubs. Un écrin dans lequel 19.000 personnes ont pris place, correspondant au cahier des charges fixé par le patron. À savoir des sites anciens et, pour la quasi-totalité, classés au patrimoine mondial de l’Unesco.

Une date en Franche-Comté qui faisait suite à une série de concerts dans les arènes de Nîmes, le château de Chantilly et surtout Pompéi (Pompeii en anglais) où, celui qui a été nommé « meilleur joueur de Fender de tous les temps », est revenu… Lui qui avait déjà relevé le pari avec les Pink Floyd au début des années 70. Tout un symbole qui a été enregistré et capté. Le live (en DVD et en CD) est sorti à la fin du mois de septembre. L’occasion de revivre ce moment unique. Y compris pour ceux qui n’en étaient pas. Le codage DTS fait des miracles, l’immersion est totale. Comme à Arc-et-Senans, on y retrouve les lumières et les lasers que Gilmour et sa bande dégainaient déjà en 1995, sur « Pulse », toujours d’actualité et n’ayant pas pris une ride ! Comme le halo de fond de scène provoquant un déluge lumineux sur chacun des morceaux.

Côté musique, David Gilmour met sa machine de guerre en marche dès les premiers accords, alternant morceaux de légende et nouveaux titres. « Rattle that Lock » délaisse, le temps d’un titre, les quais de la SNCF, avant que « Wish you were here », résonnant tel un hymne, et que « What do you want from me » ne débarquent rapidement… Sans se faire prier. Tout comme « Money », « High Hopes » ou encore « One of these Days » lançant l’acte 2. Tout va alors très vite… ça ricoche ! « Shine on you Crazy Diamond », « Come back to Life » font le boulot… Le bouquet final n’est plus très loin. « Sorrow » calme son monde qui est, dans la foulée, mis au pas par « Run Like Hell »… Alors que « Comfortably Numb » clôt cet incroyable chapitre musical frissonnant et hors du temps.

David Gilmour, « Live at Pompeii », 21,99  € pour le DVD blu-ray, 17,99  € pour l’album.

📷 : Sarah Lee

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