Hoboken Division – Hoboken Division sort du garage

✏️ Yannick VERNINI 5 décembre 2015
Hoboken Division – Hoboken Division sort du garage

© Fred MarvauxÉtoiles

Le son est puissant… Abrasif. Il vient de loin et est tra­ vaillé. L’aventure remonte à l’année 2011. Mathieu joue alors avec son ancien groupe et souhaite que Marie participe à un morceau. Lors de leur rencontre, en discutant, le courant musical passe. Leurs visions artistiques se rejoignent et surtout, les deux veulent faire le grand saut et vivre de leur art, de leur passion. « Dès le départ, c’était très clair. On ne vou­ lait être que deux sur le projet », tranche Marie Rieffly. Hoboken Division voyait le jour. Et se mettait au boulot avec des reprises, pour commencer. Puis les premières compos personnelles apparaissent… Pour finir par prendre le pas. Et pour cause. Comme le duo nancéien ne fait rien comme les autres, il a immédiatement pris la route et a multiplié les concerts dans toute la France, quelles que soient les salles. Il se fait repérer sur le Printemps de Bourges et surtout, se constitue un solide réseau. Un maillage essentiel qui permet à Hoboken Division de se construire une petite renommée et à commencer à faire référence.

La formation poursuit son travail et l’intensifie avec la sortie d’un EP et d’un 45­ tours. Mais surtout, l’idée d’un premier album taraude Marie et Mathieu qui relancent le processus de création. « Ça part d’un riff que l’on pose ensuite sur une boîte à rythme… En fait c’est très empirique. On travaille par couche, on rajoute des sons », explique Mathieu qui confirme également que « la musique vient avant les pa­roles… » « C’est un petit miracle si tout colle tout de suite », ajoute Marie.

Une trentaine de dates

« Arts&Craft » a ainsi vu le jour et sortira le 9 mai prochain. Un opus sur lequel, une fois encore, la voix rauque et chaude de la jeune femme sublime les riffs ricochant de Mathieu Cazanave sur dix titres bruts, sans artifices, lancinants, mécaniques, puissants, s’inscrivant dans la pure tradition underground. Le résultat détonnant de deux univers qui ne font, au final plus qu’un.

Enregistré sur bande à Toulouse, au studio Swampland par Lo Spider, le LP, édité sur le label messin La Face Cachée, arbore fièrement une pochette qui claque, signée Jean­Luc Navette, célèbre tatoueur lyonnais. Un bel objet pour une sorte d’aboutissement…

Ou plutôt une étape dans cette carrière qui continue à prendre forme, façonnée à quatre mains. Et qui passe encore et toujours par la scène sur laquelle le duo s’éclate. Le Chapiteau du NJP en 2013 lui a offert une belle visibilité et depuis, les artistes sillonnent la France, bien sûr, mais aussi l’Europe.

D’ici la fin de l’année, Hoboken division va enchaîner une trentaine de dates avec, au mois de juin, une scène commune avec le groupe sud­africain Medicine boy pour trois dates à Reims, Gérardmer et Longwy. « On souhaiterait collaborer avec eux sur un projet commun comme un split vinyl, par exemple», ajoute Mathieu qui, avec Marie devrait faire une étape à Nancy, en mai, à L’Autre Canal… Mais pas forcément dans leur registre habituel…

 

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