Hugues Aufray – Interview

✏️ Yannick VERNINI 5 décembre 2015
Hugues Aufray – Interview

Étoiles

[Morceaux choisis]

Vous êtes de nouveau en tournée où vous retracez la totalité de votre carrière. Comment s’est faite la sélection ?

En fait, je n’ai jamais cessé de faire des concerts. La seule chose c’est qu’actuellement, sur le plan médiatique, ça s’est un peu plus excité. Parce que j’ai trouvé un nom – « Visiteur d’un soir ». Une formule qui, apparemment, plaît beaucoup. Quoi qu’il en soit, j’ai toujours fait la route, depuis mes débuts. Au point que souvent, je suis absent et je ne peux pas être et à la télévision, et sur la route. Quant au choix… Choisir c’est renoncer. Le choix s’est fait pour illustrer au mieux ce parcours qui est le miens, celui d’un chanteur qui a de plus de 50 ans de carrière. J’ai fait le choix de l’illustrer avec de la musique, bien sûr, mais aussi avec des anecdotes.

Une carrière d’artiste, donc. Mais on a toujours eu le sentiment que l’artiste et l’homme ne faisaient qu’un…

Ah ça c’est vrai ! Et pour une bonne raison, je ne suis pas une star ou une vedette telles que vous les connaissez en général. La plupart de mes collègues qui sont, comme on dit, des vedettes, ce sont des gens qui ont voulu ça. En étant enfant, c’était leur objectif… Comme il y en a beaucoup maintenant qui veulent de venir célèbres, on le voit dans les concours. Ils ont 17-18 ans, leur objectif est d’être connu et reconnu. Alors que moi, je voulais être artiste, mais pas du tout dans cette branche-là. Je voulais faire de la sculpture et de la peinture. Mais mon père n’a pas voulu subventionner mes études. A 18 ans, j’ai donc commencé à me rendre indépendant en chantant jusqu’à l’âge de 30 ans où je me suis demandé ce que j’allais faire dans la vie. Ça ne me paraissait pas sérieux. J’avais l’intention d’acheter une ferme et d’élever des moutons. Mais j’ai participé à un concours, j’ai gagné un contrat chez Barclay. La spirale du succès est arrivée et ça m’a conduit jusqu’à aujourd’hui.

Vous évoquez justement tout le chemin parcouru pour décrocher un contrat. Quel regard avez-vous sur la nouvelle génération mise rapidement sous contrat ?

En réalité, rien n’a changé. Si on consulte les revues des années 60, on voit la quantité de petits groupes qui ont fait un disque, puis deux avant que tout soit terminé. En fait, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Aujourd’hui, on se sait qui va durer… La seule chose, c’est que tout va plus vite… Les carrières démarrent plus vite et finissent plus vite !

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