Incontournable Jeff Panacloc

✏️ Yannick VERNINI 5 mars 2019
Incontournable Jeff Panacloc

Entretien avec l’incontournable Jeff Panacloc qui sera au Zénith du Grand Nancy le 8 mars avec son nouveau spectacle… Et évidemment Jean-Marc avec ses potes, Nabilouche et Jacky.

Avez-vous conscience que vous êtes le seul artiste français, actuellement, à faire deux Zénith dans la même ville à neuf mois d’intervalle ?

Ah ben j’en suis conscient maintenant que vous me le dites ! C’est une chance, je suis très heureux que le public me suive et qu’il soit encore là !

Vous revenez avec un nouveau spectacle et deux nouveaux personnages, Nabilouche et Jacky. Leur intégration a-t-elle été compliquée ?

Ça a été un vrai challenge et c’était une volonté de ma part quand j’ai écrit ce deuxième spectacle. Après, il a fallu articuler tout le show pour les faire accepter au public. On a passé des moments un peu compliqués sur scène, au début du rodage, mais on a travaillé dans le sens du public qui se déplace pour voir Jean-Marc. Du coup, on a articulé les personnages autour de lui et ça fonctionne plutôt bien !

Pourquoi avoir opté pour Jacky, quinqua à la gouaille colorée, et Nabilouche, dont on devine les traits ?

Déjà, parce que je voulais des personnages différents et opposés, sortant de l’univers de Jean-Marc. Du coup, on peut aborder des thèmes et des styles d’humour différents. On aime l’humour de Jean-Marc, mais je voulais aussi aborder des choses que je ne peux pas faire avec lui.

Le curseur est pourtant déjà poussé loin avec lui !

Oui mais c’est une autre forme de rire. Jean-Marc est plus dans la moquerie. Jacky, c’est le contraire, on rit de lui, comme Nabilouche qui a un humour différent. Je voulais de l’absurde et avoir un décalage que l’on n’a pas forcément avec les autres.

Comment s’est passé le travail d’écriture, du coup ?

Il y a plusieurs étapes. Déjà, on a écrit pour Jean-Marc et ensuite, on avait déjà une idée des personnages. J’en ai fait beaucoup, chacun a trouvé sa place en fonction de ce que l’on avait envie de raconter, c’est un peu comme un casting. Jacky et Nabilouche étaient ceux se rapprochant le plus de l’univers de Jean-Marc.

A votre niveau, techniquement, comment avez-vous travaillé les voix ?

On construit les personnages, on les travaille, on essaie de trouver les voix en fonction des vannes et des phrases. C’est toute une construction passant par plusieurs étapes pour trouver la bonne voix qui collera le plus possible aux visages.

Autre nouveauté, qui est l’un des moments touchants du spectacle, c’est lorsque vous revenez sur scène en tenant Jean-Marc – qui est debout - par la main…

Je suis un grand fan de Disney et c’est l’image du créateur avec son personnage, existant dans son univers… Walt Disney tenant Mickey par la main. C’est quelque chose qui me touche et que je trouve vraiment réel lorsque l’on crée un personnage qui fait notre vie, en fait ! Mickey a fait la vie de Walt Disney et tout ce qui m’arrive aujourd’hui, c’est grâce à Jean-Marc. C’est plus lui qui me tient par la main et qui me fait avancer !

On vous sait perfectionniste, la première fois où vous avez emmené ce monde-là sur scène, étiez-vous anxieux ?

Oui, forcément ! Après, nous, les humoristes, on a la chance de pouvoir passer par les étapes de rodage. Et quand on fait les premières dates, on a un public qui nous supporte, qui nous suit un peu plus. On est prêt à avoir des sketchs et des numéros un peu moins ficelés et travaillés que d’habitude. Ce qui me permet de m’adapter pour être au plus proche des gens.

Pour conclure, vous prenez le temps de mettre votre notoriété au service de jolies causes. Vous êtes désormais le parrain de l’association Wonder Augustine…

Quand on a un peu de notoriété, on est beaucoup sollicité et c’est compliqué de dire oui à tout le monde. Quand j’ai participé à Qui Veut gagner des millions, ma femme a été touchée par l’histoire de la petite Augustine. Elle a beaucoup parlé avec sa maman et on a été très touchés par leur histoire. Quand on est sorti de l’émission, le président est venu me demander si on voulait s’investir un peu plus, on a été très heureux et fiers de leur dire que l’on accepterait d’être les parrains de leur association. Je vais essayer d’être le plus présent possible et de faire parler de la cause, ce qui est le plus important. Jeff Panacloc parrain, de l’association, on s’en fout un peu, c’est la cause qui compte le plus !

Crédits photos : Ruben Hazon (Couverture) - Brinkhoff Moegenburg (Illustrations)

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