Jérémy Frérot – “Ce n’est plus le même métier”

✏️ Yannick VERNINI 28 novembre 2018
Jérémy Frérot – “Ce n’est plus le même métier”

Avec son premier album solo « Matriochka » en poche, l’artiste a lancé sa première partie de tournée qui sera de passage à Ludres le 28 novembre prochain. Entretien avec un Jérémy Frérot heureux et serein.

Après le succès des Fréro Delavega, vous voilà de retour, en solo. Après vous être fait un nom, vous vous êtes fait rapidement un prénom avec et album…

C’était l’objectif, de prendre un virage et d’imprimer sa propre marque.

Se mettre au travail seul alors que vous étiez en duo, cela a-t-il été compliqué de composer et d’écrire ?

Oui, ça a été compliqué. C’était quelque chose de nouveau, il fallait apprendre… Et du coup, j’ai appris ! Quand la création est venue et que ça s’est mis en marche, j’ai pu prendre un peu plus de plaisir. Au début, c’était très dur d’être seul. Il fallait se poser les bonnes questions, ce n’était pas forcément facile… Je devais digérer la séparation… Il y a un peu tout ça qui s’est mis en branle.

Cette séparation, quelque part, n’a-t-elle pas nourri votre création ?

Complètement, oui ! Cela m’a permis d’ouvrir plein de portes, de parler de moi-même, de faire tomber des barrières. Il y avait beaucoup plus de possibilités d’écriture.

Vous aviez, en effet, visiblement des choses à dire !

C’est vrai, c’est la première fois que les gens m’entendaient en solo et que je me livrais autant, j’avais forcément des choses à dire.

Votre premier single « Revoir » - la belle histoire - a rapidement trouvé son public, n’êtes-vous pas en train de revivre une belle histoire ?

Clairement ! J’ai beaucoup de chance de repartir et que ça marche bien. En plus, c’est un nouveau projet, une nouvelle histoire… Ce n’est plus le même métier mais j’ai les bagages !

Est-ce que Florian – Delavega - vous a accompagné, vous a poussé dans cette voie ?

Oui, c’est lui qui a arrêté le groupe, qui a décidé de partir. Il a contribué à ce que je crée tout seul.

Sur « Matriochka », on retrouve des sonorités pop mais également une électro influencée par le Finlandais Asgeir… Ce genre de musique vous nourrit-il ?

Oui, c’est une année où j’ai beaucoup écouté ce genre de musique et on avait envie de chercher ce style de son, avec certaines machines. Ça nous a beaucoup aidés.

Cela vous a-t-il permis de réussir le numéro d’équilibriste qui consistait à ne pas dérouter vos fans tout en leur proposant quelque chose de nouveau ? Une équation pas simple à résoudre…

Elle n’était, effectivement, pas simple. Il y avait un tournant à prendre, il fallait faire des choix. Après, ce tournant, je ne l’ai pas pris à 100 %. J’ai fait attention à ce que les gens puissent retomber, toutes les deux-trois chansons, sur leurs pieds, avec un morceau plus radiophonique. Ça m’a permis de rester dans le sujet mais comme je n’ai pas prévu de faire qu’un seul album, plus je vais avancer, plus je vais m’éloigner de ces chansons un peu plus faciles et approfondir cette recherche du son.

Vous avez débuté votre tournée, là aussi en solo. Sa construction a-t-elle été difficile, malgré votre belle expérience de la scène ?

En fait, c’était le plus dur à faire. L’album s’est fait assez facilement mais le live, c’était beaucoup plus de questions… Dans quel sens partir, comment jouer… C’était un peu plus difficile. On a fait deux dates, on est assez contents du résultat. Après, c’est encore une tournée de transition, on est trois sur scène, on a de jolies lumières mais on n’est pas à 100 %. On fait une tournée d’automne pour se roder au niveau du son, des placements… Mais au printemps, on va encore monter en puissance, notamment au niveau des lumières. J’ai vraiment envie de faire un spectacle et non qu’un simple concert.

La question que les fans se posent, sur scène, reprenez-vous des titres des Fréro Delavega ?

Oui, c’est ce qui m’a construit et j’aime les chanter !

Crédits Photos : Yann Orhan

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