Cats on Trees – “On a une seule règle : on essaie tout avant de dire non”

✏️ Yannick VERNINI 23 octobre 2018
Cats on Trees – “On a une seule règle : on essaie tout avant de dire non”

Le duo sera de passage à L’Arsenal, à Toul ce jeudi. Entretien avec Yohan Hennequin.

Après un passage à NJP et une tournée, vos fans n’avaient qu’une question en tête : où étiez-vous passés ?

C’est vrai que l’on a fait une énorme tournée de plus de 200 dates. Du coup, on a fait un petit break et après, on est rentré dans la compo du second album. En fait, on y était déjà. Avec Nina, on travaille toujours beaucoup, on fait énormément de chansons et là, on en a fait vraiment beaucoup que l’on a remanié de nombreuses fois pour construire une tracklist parmi soixante morceaux ! On a voulu prendre le temps de faire un bel album, avec les bonnes chansons.

Au final vous livrez un opus de dix titres, très abouti… Comment avez-vous fait pour « éliminer » cinquante titres ?

Nous sommes toujours à l’affût d’une nouvelle belle idée… Une idée en appelle une autre. Ça a, en effet, été dur de sélectionner. On a fait en fonction de la cohérence qu’elles avaient entre elles, du rendu, de l’interprétation juste… Du bon arrangement. Après, toutes les autres chansons sont dans une grande boîte à idées dont on se sert pour de nouveaux projets, ce n’est jamais complètement perdu ! Et puis il y a des morceaux qui sont beaux mais que l’on n’est pas arrivé à arranger au bon moment. Ils sortiront plus tard.

Au passage, « Keep on dancing » a rassuré vos fans, on y retrouve l’ADN de Cats on Trees…

C’est tombé naturellement. A la base, on l’avait fait très électro, avec beaucoup de couches. Ça ne me plaisait pas du tout. On n’y arrivait pas, ça ne marchait pas. On a finalement tout enlevé et tout refait, chez Nina, de manière très intime et on a trouvé la formule, direct. L’arrangement nous a plu, la chanson a enfin pris le sens qu’elle devait prendre. Et c’est devenu le premier single.

Comment fonctionne votre duo dans pareille situation ?

Il y a quelques mésententes, des discussions, du temps qui passe… Avec Nina, on trouve toujours une solution. On a une seule règle : on essaie tout avant de dire non !

Une nouvelle fois, l’anglais, plus musical, est omniprésent dans les textes…

En fait, c’est naturel. La manière dont on travaille fait que l’on a toujours les mélodies avant. Et quand on chante des mélodies en yaourt, on a toujours des mots qui viennent naturellement en anglais et qui sont souvent en accord avec des événements récents de nos vies ou des choses qui nous ont marqués récemment. Ça vient naturellement.

Vous repartez donc en tournée, allez-vous piocher dans les morceaux ne figurant pas sur vos albums ?

Oui, bien sûr. On a fait plein de belles chansons, qui seront sur un nouvel album… On travaille en permanence. Il y a un titre en français, que l’on va remettre, un autre que l’on a écrit récemment inspiré par quelqu’un qui travaille avec nous et que l’on aime beaucoup… Nous sommes toujours très fiers du premier disque et encore plus du deuxième.

Crédits Photos : Cathy Dupre

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