Jain écrira la suite de son histoire au Zénith au Nancy

✏️ Yannick VERNINI 1 mars 2019
Jain écrira la suite de son histoire au Zénith au Nancy

Après le succès de son premier album « Zanaka », elle est de retour avec « Souldier ». Entretien avec Jain qui sera au Zénith de Nancy le 2 mars.

Vous êtes de retour sur les scènes de l’Hexagone. Comment avez-vous digéré l’immense succès de votre première tournée et de votre premier album ?

Assez bien ! Ça m’a fait du bien de continuer à écrire dans un autre stress. Aujourd’hui, je peux préparer ma tournée sans pression, c’est vraiment top. Il y a plein de nouvelles idées qui sont venues et beaucoup de choses qui se sont rajoutées par rapport à la première tournée et au premier album. C’est un travail très intéressant. Je n’ai pas ressenti de pression parce que je n’ai pas voulu refaire le même succès que le premier à tout prix. J’avais d’abord envie de faire une musique qui me plaisait plutôt que de mal copier le premier opus.

Y avait-il, néanmoins, une continuité, que l’on ressent, à assurer avec « Zanaka » ?

C’est vrai que cet album est la suite de « Zanaka ». Dans le premier album, je n’avais pas fini de raconter mon histoire. « Souldier » raconte la suite… Notamment Abou Dabi, Paris… Dans ces deux opus, j’ai fait le bilan de mes expériences pour pouvoir réfléchir à la suite.

On retrouve, là aussi, une belle collaboration avec Yodelice. Comment se passe le travail avec cet artiste qui est à vos côtés depuis vos débuts ?

Très bien ! En fait, sur le premier album, j’avais fait beaucoup de chansons guitare-voix avec des maquettes très primaires. Au fil du temps, ça évolue. Je lui apporte beaucoup de maquettes, il me donne son avis, fait un tri, enlève ce qu’il pense être moins bien, ajoute ce qu’il pense être mieux. On fonctionne comme un duo. Il m’apprend beaucoup sur le métier de studio et de production.

Un travail débouchant sur des mélodies entêtantes à l’identité musicale très forte…

Je suis contente, oui. Ce que j’aime écouter et ce qui me reste en tête, ce doit être la même chose que le public. Depuis que je suis petite, je suis très fan de groupes comme les Beatles ou de Bob Marley qui ont des mélodies, avec des chœurs, assez phénoménales. Mon moment préféré dans une chanson, c’est lorsque je trouve le refrain. Je peux y passer des semaines !

Pour cette nouvelle tournée, vous débarquez directement dans les Zénith. Comment reconstruit-on un show de cette dimension lorsque l’on est seule sur scène ?

Il sera dans la continuité du premier, tout en évoluant pas mal. Je serai, effectivement, toute seule sur scène mais il y aura de nouvelles machines, de nouvelles scénographies… Quelque chose qui est plus en cohérence avec la technologie d’aujourd’hui qui a évolué en 3-4 ans. C’est surtout sur ça que j’ai envie de jouer… Créer une sorte de sound system jamaïcain en France !

Néanmoins, la présence de musiciens à vos côtés est-elle envisageable par la suite ?

Oui, je pense que ça va arriver un jour. Mais comme j’avais commencé le premier album seule, ça me paraissait logique de finir cette histoire seule.

D’autant que l’on vous sent très à l’aise une fois sous les projecteurs !

En fait, je suis moins à l’aise avec des musiciens. Quand j’étais au Congo, j’étais seule, aucun ami ne faisait de la musique. J’ai toujours été seule, dans ma chambre, à bidouiller sur mon ordinateur… Ce que je fais, finalement, sur scène !

Vous voulez tout maîtriser…

Non, pas forcément. C’est plutôt proposer quelque chose et raconter mon histoire. Quand on a bougé de pays en pays, elle a été solitaire. Ça représente ça aussi.

Du coup, comment se sont passées les retrouvailles avec votre public ?

C’est hypercool ! Dans les festivals, l’album n’était pas encore sorti, il découvrait les nouvelles chansons. C’était très agréable… Comme cela se faisait à l’époque où les artistes tournaient avec des nouveaux titres sans que l’album sorte. J’aimais cette idée. Aux États-Unis, l’accueil a vraiment été bon, j’ai hâte de voir ce que cela va donner en France.

Impatiente ?

Oui, très ! Je suis vraiment contente, fière de l’album et de pouvoir faire des Zénith !

 

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