Jean-Marc Généreux – Interview

✏️ Yannick VERNINI 17 décembre 2016
Jean-Marc Généreux – Interview

Le 17 décembre, vous serez en dédicace pour votre ouvrage… Ce livre était-ce pour vous un besoin de vous exprimer ?

Oui, absolument. Pour moi, avoir écrit ce livre, c’était définitivement un exutoire mais aussi une mise au point par rapport à mon nouveau territoire, mon nouveau terrain de jeu qui s’appelle la France. Quand je débarque en 2011, j’arrive comme une bombe atomique, personne ne me connaît. J’arrive avec mes couleurs et mes saveurs. Les gens n’ont aucune d’où je viens. Le livre « Danse avec l’Espoir » a été aussi pour moi une mise au point, une mise à jour pour les gens qu’ils puissent comprendre un petit peu ma folie… Comprendre pourquoi par moment je deviens un peu émotif…

Un peu à fleur de peau en fait…

Oui parce que pour moi, je ne suis pas capable d’unir les deux amours de ma vie, ma famille et mon travail. C’est toujours mon travail. C’est toujours séparé par un océan ou un territoire immense quand je travaille en Californie où je suis à six heures d’avion de chez moi. Si je veux prendre un petit thé avec ma femme, il faut que je déplace une famille déjà bien installée au Québec… Et là, avec une petite fille sévèrement handicapée et une mère qui a recousu le cordon ombilical… Elle a raison. Et mon fils qui a 20 ans, depuis 15 ans que je fais de la télé, c’est difficile de lui dire « papa va revenir »… Faut pas que j’en parle de trop, je redeviens émotif…

Dans ce combat, justement, on sent que votre compagne est votre socle…

A 9 ans, mes yeux ont croisé ses yeux… Je sens encore le coup de foudre…

Avez-vous conscience de votre cote de popularité en France, quel que soit le programme ?

Je ne sais pas… Mais quand les gens me demandent de faire un truc, j’y vais à 110%. Bizarrement, au quotidien, je n’ai pas besoin d’aller faire des trucs pour ma famille. Du coup, il faut que je jette mon dévolu sur quelque chose, que je me sente utile à 100%. Je ne triche pas, la France est ma famille d’adoption. J’essaie toujours de donner le meilleur. Par conséquence j’accumule de l’amitié par procuration, il faut que je m’accroche à quelque chose sinon je reviens dévasté dans ma chambre d’hôtel… Tout s’arrête, je me sens vraiment seul.

Avez-vous, justement, des moments de solitude ?

Oui, c’est atroce quand ça m’arrive ! Pour moi, c’est « merci mon Dieu pour FaceTime, Skype… » Jamais j’y serai arrivé sinon. Quand j’ai un coup de mou, la boule au ventre, je téléphone et elle me répond tout le temps, me calme, me dit « vas-y, fait ton boulot »… Dans les premières années c’était un peu compliqué.

Les années ont effectivement passé et plus que jamais, Danse avec les Stars repose sur vos épaules et celle de Chris Marques… Vous faites parties des gens que le public veut voir à la télé…

Je pense surtout que l’on est au service de l’émission. Est-ce qu’on incarne le programme ? Je pense que non. Ça s’appelle Danse avec les Stars… Et ce sont nos célébrités, c’est l’ADN du show. Nous, on est un peu comme les arbitres dans un match de foot et sans arbitre, il peut se passer des galères et personne ne sera là pour donner des cartons. Certes, on est important… Mais sans joueur, sans ballon on n’a pas de matière. Je suis content et flatté que les gens nous portent beaucoup d’intérêt… Mais ce n’est pas Danse avec les juges !

Quels sont les retours des gens lorsque vous êtes en dédicace ? Est-ce que l’on vous parle plus de votre livre, et donc de votre vie, ou de DALS ?

Les deux mais le public me parle surtout de Danse avec les Stars, de mon côté positif… La première fois que j’ai marché sur un plateau, sur le premier prime, je me sentais comme un OVNI. Je suis un Nord-Américain, il faut que ça bouge, que ça chauffe, sinon on va mourir de froid. J’ai un cœur ouvert, qui n’est jamais fermé. On me fait faire tout et n’importe quoi et j’adore ça ! Je suis en train de finir un film, la suite de « Stars 80 », avec Thomas Langmann. Ça s’est très bien passé. J’adore le cinéma, on peut jouer un rôle sans se dénaturer.

Une formule qui vous résume ?

J’écris toujours à la fin d’un texte, « Passion and love Always », passion et amour pour toujours. Si tu marches avec de l’amour et de l’empathie pour les gens autour de toi ce sera toujours une belle journée.

 

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