Jean-Yves Lafesse – Interview

✏️ Yannick VERNINI 5 décembre 2015
Jean-Yves Lafesse – Interview

Étoiles

[Morceaux choisis]

Jean-Yves, vous faites votre retour non pas à la télé, ni à la radio mais sur scène. Une première, pour vous. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps pour vous mettre à l’écriture ?

Cela fait longtemps que l’on me poussait à faire ça… En fait, on pourrait faire un film. Tout me prédisposait à faire le métier de comédien. J’adore ça depuis que je suis gamin. Je déconnais tout le temps. J’avais senti tout de suite l’appel du jeu mais en réalité, je me suis retrouvé dans des écoles pour devenir metteur en scène parce que, je ne sais pas pourquoi, j’ai vécu une expérience traumatisante, vers 14 ans, dans un club de théâtre. J’avais fait une crise d’asthme avec la poussière des rideaux et je devais jouer sous un masque. Ce truc épouvantable m’a marqué. Est-ce que c’est ça que j’ai préféré raconter mes histoires à la radio, dans la rue, au grand air, sur le trottoir… ça peut faire partie des explications. Au bout du compte, je me suis éclaté, c’était mon terrain de jeu, ma scène… Comme un petit théâtre de Guignol. Du temps de Molière, les comédiens jouaient dans la rue. Puis tout le monde m’a dit, il faut que tu ailles sur scène mais je n’en voyais pas la nécessité. Je me mentais à moi-même, me cachais la vérité…J’avais la trouille de me retrouver seul à devoir interpréter, tous les soirs, le même texte ! Et en décembre 2013, j’ai commencé à écrire deux trios trucs qui m’ont fait rire. Comme des petites saillies, des conneries et je me suis rendu compte, que petit à petit, j’étais en train d’écrire un spectacle qui ressemblait de très près l’esprit des canulars et à l’esprit de la rue.

Vous reprenez d’ailleurs un de vos personnages cultes, Germaine Ledoux !

Je l’ai joué l’an passé, en février, dans ma ville de naissance, en Bretagne, devant 750 personnes. Je ne l’avais jamais fait avant… C’était archi-comble…

Dans quel état étiez-vous, vous l’enfant du pays ?

J’avais prévenu tout le monde… Ce n’est pas une première mais une répétition ! J’ai joué avec ça… Au début, j’ai commencé par un texte, pendant douze minutes et durant lequel il n’y avait que des rires furtifs. Là, j’ai commencé à lâcher les chevaux, ce que j’avais écrit, et à déconner avec le public, et c’était parti !

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