Julien Clerc – “La scène reste le moment de vérité, le juge de paix”

✏️ Yannick VERNINI 10 décembre 2018
Julien Clerc – “La scène reste le moment de vérité, le juge de paix”

L’artiste vient fêter ses 50 ans de carrière au Zénith.

Avec déjà plus de 120 dates, cette « Tournée des 50 ans » est un succès !

Ça se passe formidablement bien ! On a commencé il y a un peu plus d’un an. Là, on est dans la dernière ligne droite, la tournée s’achèvera le 16.

Votre public réagit-il de la même façon lorsque vous reprenez vos grands tubes que lorsque vous interprétez les derniers ?

Oui, parce que, d’abord, je ne mets que trois nouvelles chansons dans le tour de chant. C’est un tour de chant des chansons les plus célèbres. Au milieu, il y a une petite place qui est faite à trois-quatre chansons que je choisis chaque soir et qui ne sont jamais les mêmes.

On imagine qu’à chaque concert, vous devez avoir de nombreux choristes dans la salle. Comme si, quelque part, ils passaient en revue le fil de leur vie…

Sans doute, oui. C’est le rôle des chanteurs populaires. Quand on a la chance de durer longtemps, vous avez raison, on a forcément des chansons qui ont accompagné les gens dans leur vie, dans les moments gais comme dans les moments tristes. Ces chansons sont des jalons. Pour moi, c’est une grande chance et j’en profite avec bonheur chaque soir.

Pour votre dernier album, vous avez fait appel à Calogero, une collaboration qui semble tellement évidente !

C’est vrai qu’on est dans la même famille musicale et que c’est un très bon producteur. Je ne serais pas capable de faire ça pour un autre artiste. C’est un excellent auteur-compositeur, et il a cette fibre de produire pour les autres. C’était, en effet, un choix qui s’imposait pour moi, nous aimons les mélodies, la chanson française mais aussi d’autres musiques… Me retrouver avec lui, c’était formidable. On a très peu parlé, en fait !

Vous donnez aussi une place à la jeune génération avec des artistes comme Vianney…

Lui aussi est dans la grande tradition de la chanson française. C’est un très bon auteur-compositeur. J’ai fait appel à lui en tant qu’auteur. Petit à petit, il est appelé en tant que producteur. Toute ma vie j’ai cherché à rencontrer des auteurs, j’en ai rencontré dans toutes les générations que j’ai traversées ! Sur cet album, on retrouve aussi Marie Bastide qui est aussi un très bon auteur avec qui je continuerai certainement à travailler.

Il y a aussi Carla Bruni qui nous disait « la musique de Julien me permet de respirer »… Comment se sont passées ces retrouvailles artistiques ?

Très bien ! On est amis, on se voit souvent. Quand elle est prête, elle me donne un texte que j’essaie de mettre en musique. C’est aussi simple que ça. C’est une collaboration de plusieurs années, c’est toujours un plaisir de travailler avec elle. Elle progresse constamment, c’est une artiste singulière avec un son de voix particulier qu’elle travaille très bien… Carla, c’est un poète de la chanson !

Pour revenir à votre tournée, que réservez-vous au public nancéien ?

Il y a beaucoup de mise en scène, avec des écrans et un groupe de huit musiciens. Depuis que je chante, je pense que c’est mon plus beau spectacle avec un répertoire de tubes pouvant plaire à des gens ne connaissant pas mon travail.

Entre vos premiers concerts et vos derniers, comment avez-vous vécu l’évolution des spectacles, vous qui avez, finalement tout connu ?

En effet… Là, il y a des écrans… Un écran rond au milieu de la scène agissant comme une loupe. C’est vrai que j’ai tout connu tout ! À partir du moment où les salles se sont agrandies, les écrans se sont invités mais ils sont à manier avec parcimonie. Il ne faut pas qu’ils envahissent tout l’espace.

On vous sent toujours heureux et impatient de monter sur scène…

Oui ! Notre métier, c’est d’aller chanter devant des gens et d’écrire des chansons, bien sûr. Tout notre métier est basé sur les chansons, si l’on dure, c’est grâce à elles. Mais la scène reste le moment de vérité, le juge de paix.

Crédits Photos : C Boby

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