Kev Adams – Interview

✏️ Yannick VERNINI 30 novembre 2015
Kev Adams – Interview

©Alexandre Marchi

Étoiles

[Morceaux choisis]

De la MJC de Neuilly-­sur-­Seine à l’Olympia, en passant par le Bataclan. Que de chemin parcouru en très peu de temps. Quel recul avez-­vous ?

Peu de recul ! Et j’ai envie de dire tant mieux. Je crois que pour avancer encore plus vite dans la vie, il ne faut pas s’attarder sur ce que l’on a déjà fait. Du coup, j’ai un peu de mal, le soir en me couchant, à célébrer les trucs ! Et me dire : «Mec, tu as 22 ans, tu as fait l’Olympia, des millions de vues, des millions de gens qui te suivent et qui t’ont vu au cinéma… » J’ai du mal à me dire tout ça. En général, je vais me coucher en me disant : « Qu’est­- ce qui se passe demain?» Je ne suis pas du genre à accrocher les photos de mes souvenirs. Je suis plutôt du genre à accrocher les photos de mes projets.

A la télévision, au cinéma, un one-­man­ show : vous êtes sur tous les fronts. Comment parvenez­-vous à tout gérer ?

J’ai la chance de ne pas avoir de contrainte familiale. Je con­sidère ça un peu comme une période d’étude, comme si j’étais un gamin normal en me disant : « Tu es jeune, il faut que tu cravaches maintenant. Faut que tu sois sur tous les fronts et il faut que tu sois bon. » Pour ça, il faut prendre le temps de travailler, c’est ce qui te permet de durer.

Vous avez assuré des premières parties prestigieuses. Quels souvenirs en gardez­-vous ?

Des souvenirs magiques ! Mais ce qui est frustrant, c’est lorsqu’un rêve arrive, on passe très vite à autre chose. Faire la première partie de Gad, c’était un rêve de gosse. Et puis je l’ai fait, et j’étais là à me dire : « Qu’est-­ce qu’on fait maintenant ? » Mais j’ai énor­mément appris à ses côtés comme aux côtés des autres.

 

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