KEV ADAMS – INTERVIEW

✏️ Yannick VERNINI 1 avril 2018
KEV ADAMS – INTERVIEW

Entretien avec Kev Adams qui a présenté, en avant-première, « Love Addict ».

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On te retrouve dans le premier rôle d’une comédie romantique. Qu’est-ce qui t’as touché dans cette histoire ?

C’est justement le côté comédie romantique très élégante, un peu anglo-saxonne, inspirée de films comme « Coup de Foudre à Notting Hill », « Hitch » ou encore « Crazy, Stupid, Love », avec Ryan Gosling. Et je trouvais le postulat de départ très original. Sur le papier, ce mec qui a besoin de séduire toutes les femmes n’est pas forcément un personnage qu’on aime. En même temps, comme il se fait soigner, que son médicament c’est une femme, j’ai trouvé ça super… Un personnage plein de contradictions. Il y avait des choses à jouer, à défendre dans ce style de film que j’adore.

Tu parles d’élégance, le costume trois-pièces te va très bien !

Figure-toi Yannick que c’est devenu ma tenue habituelle ! À l’heure où je te parle, si tu veux tout savoir, je suis en costume six pièces ! Il y a tellement de pièces que je ne sais plus où les mettre !

On retrouve aussi Marc Lavoine, dans le rôle de ton oncle. Comment se sont passées les premières prises ?

Très bien ! Il y a eu tout de suite une connivence entre nous. Je me suis éclaté à jouer avec lui ! Je ne le connaissais pas du tout. Je connaissais juste sont travail au cinéma et dans la musique. C’est un grand comédien, il a un rythme incroyable, il invente sans cesse. Ça a été génial. Et ce neveu et cet oncle qui vivent ensemble, ils sont la seule famille que l’un et l’autre ont, j’ai trouvé ça très touchant.

L’autre duo est celui que tu formes avec Mélanie Bernier, comme dans « Tout là-Haut ». Duo qui fonctionne décidément très bien.

Je vais encore passer pour Monsieur Compliment mais pour moi, Mélanie est l’une des meilleures comédiennes que l’on ait en France. Elle est très forte, que ce soit dans le drame ou la comédie, elle peut tout jouer. Ce rôle de Marie-Zoé lui va comme un gant. J’ai beaucoup aimé la relation entre les deux où, finalement, ils sont un peu le médicament de l’autre. Elle se soigne en rencontrant ce mec qui lui fait comprendre que, dans sa vie, il y a des choses qui ne vont pas et lui, se soigne grâce à elle.

Elle utilise, pour soigner Gabriel, une ceinture électrique… Était-elle réelle ? Si ce n’est pas le cas, la synchro est réglée à la milliseconde près !

Ce n’est pas réel, c’était trop risqué. Du coup c’est joué et je suis content de voir à quel point cette scène fonctionne bien.

L’autre tournant du film est aussi le recrutement dans cette entreprise de lingerie où tu es choisi pour ton potentiel… Mais aussi, au final, pour ta capacité à ramener des filles.

C’est vrai que c’est l’un des aspects même s’ils l’engagent surtout pour son potentiel. Quand ils voient ce mec arriver, ils se disent, effectivement, si en plus de ça, il peut nous amener des femmes dans le bureau, ce sera super  ! Frank Bellocq, le metteur en scène, a voulu montrer toutes les formes d’amour. Il y a l’amoureux exubérant, constant, passionné, que joue Gabriel, l’amoureux frustré, joué par ces trois « geeks » au bureau qui rêvent de rencontrer des filles… Et puis il y a l’amoureux déçu, avec Marc Lavoine, qui a pris la décision définitive de rester cloîtré chez lui en attendant l’amour de sa vie. On peut tous se reconnaître dans un des personnages.

On retrouve aussi des clins d’œil à Tarantino avec la scène de « Pulp Fiction » mais aussi l’incroyable Michael Madsen, rappelant « Kill Bill ». Du Madsen pure souche. Comment l’avez-vous convaincu ?

D’une manière assez simple. On a envoyé le scénario à son agent, il a lu les scènes en anglais, ça l’a fait marrer. Il a rencontré Frank avec qui le courant est vite passé puis on s’est rencontré et, là aussi, le courant est passé. Il était hypercontent qu’on l’appelle pour un film français. Il a adoré tous les clins d’œil au cinéma de Tarantino qu’il a aimé jouer. C’était une vraie chance de l’avoir. Ce qui est assez dingue c’est que quand Frank a écrit le film, il disait que pour jouer le rôle de Dikinson, la référence serait Michael Madsen… Ça paraissait impossible, inaccessible et finalement ça s’est fait comme pour les autres rôles, on lui a envoyé et il a aimé ! C’était génial d’avoir Michael Madsen dans le film.

Et en version originale, il n’est pas doublé !

Eh bien non, sans sa voix qui nous a tous marqués, ce n’est plus Michael Madsen. Si t’as vu juste un Tarantino dans ta vie, tu t’en souviens, c’est quelque chose de mythique dans le cinéma. Il était important qu’il ne soit pas doublé, qu’il soit Michael Madsen, tout simplement. Et ce qu’on trouvait génial c’est qu’au début, quand il arrive dans la boîte et qu’ils montrent la photo du boss, on se dit qu’ils ont pris une photo de Michael Madsen mais que ce n’est pas lui qui va surgir… En fait, c’est bien lui et on se dit wouah, le mec est là !

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