Kyo – Interview

✏️ Yannick VERNINI 1 décembre 2015
Kyo – Interview

©François Berthier

Étoiles

[Morceaux choisis]

Entretien avec Benoît Poher avant la venue de Kyo à Ludres.

Il s’est passé 10 ans entre vos deux derniers albums… Où étiez­-vous passés ?

En fait, l’absence réelle a été de huit ans, entre la fin de la tournée « 300 Lésions » et l’album « L’Équilibre ». On a commencé à travailler dessus il y a presque trois ans. C’est donc un peu moins mais c’est vrai que pour le public, ça a été presque dix ans. En fait, durant ce temps, on a fait pas mal de choses. De mon côté, j’ai poursuivi ce que j’avais amorcé en écrivant pour des interprètes. Avec Florian, le guitariste de Kyo, on a formé un autre groupe qui s’appelait Empyr et dans lequel je chantais en anglais.

Comment avez­-vous géré, justement, les rumeurs de séparation du groupe durant cette période ? Est­-ce que cela vous a atteint ?

Il a juste fallu rectifier le tir. Ce qui a été possible à la fin de la tournée puisqu’il y a eu des concerts après cette annonce. Du coup, j’ai pu dire que ce n’était pas du tout une séparation… Ce n’était pas très grave, juste une méprise.

L’attente était d’ailleurs grande. On se souvient de la Kyo mania au début des années 2000. Comment avez­ vous géré cet engouement à l’époque ?

Dans un premier temps, c’était magique ! C’était un rêve d’ados qui se concrétisait. On a pris ça comme une chance extraordinaire. Mais après, c’est vrai que sur la fin, ça a d’ailleurs été une des raisons de la pause, ça devenait too much, on était très, voire trop, présents médiatiquement. Moi je vois, en tant que spectateur, qu’auditeur, quand il y a un artiste que j’apprécie et qui est surmédiatisé, il finit par me saouler. Il y a ce truc-­là qui nous faisait un peu peur.

You may also like