L.E.J – INTERVIEW

✏️ Yannick VERNINI 3 mars 2016
L.E.J – INTERVIEW

Étoiles

L.E.J… Le trio phénomène sera à L’Autre Canal le 7 mars. Entretien avec Lucie.

Vous venez d’ouvrir une seconde date, à Ludres cette fois, en décembre… Quel succès !

C’est ça ! On vient d’ouvrir notre deuxième partie de tournée et c’est vrai que l’on repasse dans le secteur de Nancy !

Cette seconde partie de tournée sera-t-elle plus axée sur votre album à venir ?

Là, franchement, on ne peut pas s’avancer. On ne sait pas trop. On va beaucoup composer, durant la première partie de tournée, dans le tour bus. On va essayer de bien avancer l’album. Après, oui, pour la deuxième partie, on espère qu’il y aura plus de compos et que ce soit un bon mix compos-reprises.

Votre date à L’Autre Canal a très rapidement affiché complet. Comment vivez-vous cet engouement ?

On le vit plutôt bien ! On est hyper heureuses. La tournée, les concerts, la scène, le rapport avec le public… C’est quelque chose qui nous tient énormément à cœur. On est plus des filles de scène, on n’aime pas trop le studio… Et que notre tournée affiche complet aujourd’hui, on n’y croit pas en fait ! Lorsqu’on nous a dit qu’on allait lancer la tournée et ouvrir La Cigale, on leur a dit « Ne faites pas ça, on ne va pas remplir, ça va être la catastrophe ! » Finalement… Au contraire, on vient d’ouvrir un quatrième Olympia… C’est que du bonheur ! On a hâte de commencer.

Passer de phénomène du web à la scène… Avez-vous ressenti une légère angoisse ?

Complètement ! On passe d’un truc sur une plage à Lacanau à des salles… On ne sait pas trop comment les gens vont réagir mais une chose est sûre, on sait que la scène, c’est notre truc. On fait ça depuis un certain temps. D’un côté on a confiance en nous, de l’autre, il y a une heure et demie de concert à assurer, ce que l’on n’a jamais fait. Là, c’est une autre étape. On a vraiment une équipe qui nous entoure, on a vraiment un show. On a beaucoup de pression, on espère ne pas décevoir… Notre but est que ce soit mieux en live qu’en vidéo. On est angoissées et confiantes à la fois.

Vous angoissez mais, vu vos cursus, vous avez un sacré niveau !

C’est vrai qu’on a fait de la musique classique, on a des bases et musicalement, on est calées. Après, passer du classique, où on chante sans micro et sans bouger, à la scène où tout est sonorisé et où tu dois chanter avec un micro, avec un retour, faire chanter les gens, les faire bouger, sauter, chanter… Ce n’est pas du tout pareil !

Comment avez-vous franchi le pas, en passant du classique à Joey Starr ou Grand Corps Malade ?

On a grandi toutes les trois à Saint-Denis. Le hip-hop et les soirées slam, c’est vraiment notre culture. Elle est présente chez nous depuis très longtemps. Et nous, très vite, on a été passionnées par la musique actuelle, les musiques du monde, le jazz, le reggae… En fait, on n’est pas passé de l’un à l’autre. Depuis toujours, on écoute toutes les musiques. Avec Juliette et Elisa, on est toujours allées à beaucoup de concerts, de festivals… On n’a jamais été fermées d’esprit.

Retrouvera-t-on ces artistes sur votre album pour des collaborations ?

Grand Corps Malade, on espère, c’est quelqu’un qu’on adore vraiment et avec qui on est en contact. C’est un mec super. Joey Starr, je ne suis pas sûre. On l’a déjà rencontré, il nous a félicitées et nous, on l’adore. Après, il fait plein de choses, ce sera peut-être compliqué. A voir. Pour le moment, ce n’est pas prévu.

Sinon, comment s’est passée la rencontre avec votre producteur, Tefa, que le grand public a découvert dans TPMP ?

C’était à nos débuts, en octobre 2013, quand on a posté notre première vidéo. La deuxième, c’était « Tous les Mêmes », de Stromae. Elle a fait un minibuzz et du coup, Tefa est tombé dessus et nous a envoyé un mail. C’est un producteur de rap très connu qui produit notamment Diams, Youssoupha ou Kery James… Il a flashé sur notre vidéo, on s’est rencontré et le courant est tout de suite passé. Il nous a toujours laissées faire ce que l’on voulait.

Une liberté que l’on retrouve donc sur scène… Avez-vous intégré que le public vous attend aussi dans des grandes salles ?

Pas du tout ! Franchement, on ne se rend toujours pas compte que des gens ont payé pour venir nous voir ! C’est incroyable ! Notre tournée commence à Bruxelles dimanche (NDLR : le 28 février), on a hâte de voir, on ne connaît pas ! Même si depuis août, on a fait beaucoup de concerts, on a pu voir ce que c’était mais là, ce sont des énormes salles, pour nous ! Entre 1.000 et 3.000 personnes qui viennent te voir, c’est un truc de fou !

On vous sent à la fois angoissées et impatientes !

On est angoissées parce qu’on ne connaît pas la vie de tournée et que nous sommes seules sur scène… Il faut que tout soit nickel… En même temps, on sait que ça va être génial, on va vivre un des meilleurs moments de notre vie !

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