Laurent Gerra – Interview

✏️ Yannick VERNINI 12 décembre 2017
Laurent Gerra – Interview

Vous revenez avec votre nouveau spectacle, « Sans Modération », couronnant 25 ans de carrière. Celui-ci a-t-il, du coup, une saveur particulière ?

Il est un peu différent parce qu’il est peu plus personnel, sans que je raconte ma vie pour autant. Il a une forme et une structure un peu différentes. Sans tomber dans la nostalgie, il y a quelques retours sur le passé. Il y a, évidemment, de la politique, des skectchs mais aussi de la chanson. J’alterne toujours entre les deux, comme je l’ai toujours fait. C’est vrai qu’il me tient particulièrement à cœur celui-là… Et pas parce que je vais avoir cinquante balais !

Vous évoquez la politique… Depuis, le président a changé. La voix d’Emmanuel Macron a-t-elle été difficile à aller « chercher » ?

Pas vraiment. Mais là, comme c’est le plus jeune président que l’on n’ait jamais eu, je le fais dans l’Ecole des fans avec Jacques Martin… Et vous imaginez bien que sa petite copine à l’école, c’est la maîtresse !

Aviez-vous peur, avec la présidentielle, d’avoir moins de grain à moudre ?

On trouve toujours des aspérités. On me l’avait dit avec Hollande et j’avais finalement trouvé l’angle d’un personnage assez burlesque. Là, je le refais mais il est à la pêche !

Comme vous le dites, la chanson occupe une place importante. Venez-vous toujours avec votre big band ?

Non, j’ai réduit la voilure. Ça faisait neuf ans que je travaillais et rigolais avec le big band. Je voulais une autre couleur musicale. Je voulais changer mais j’ai gardé une base qu’il y avait dans le big band. Des musiciens multi-instrumentistes. En revanche, la nouveauté, c’est que j’ai un gros décor et un écran de trois mètres par quatre. C’est vraiment différent. J’ai voulu inviter les spectateurs dans ce qui est les coulisses de mon spectacle. Le décor, c’est l’arrière-scène d’un théâtre.

Ça a toujours été votre marque de fabrique… Vos spectacles ne se limitent pas à un guéridon et une bouteille en guise de décor !

(Rires) C’est vrai ! Le plus que j’ai eu c’est celui avec vingt musiciens. J’ai toujours fait attention à ça, ne jamais faire le même spectacle, il ne faut pas lasser le public. Il y aurait la facilité d’être devant un rideau noir avec un guéridon, comme vous le dites. Avec ce public qui me suit depuis mes débuts, il faut se renouveler pour apporter autre chose.

Un public que vous allez retourner voir dans des petites salles, vous qui remplissez des Zénith…

Je voulais justement faire un clin d’œil à ce public en retournant dans des petites salles qui m’ont vu naître. On va faire des choses différentes, plus intimistes. On ne pourra peut-être pas tout faire du spectacle mais j’aurai un réel plaisir de passer d’un genre de salles à un autre.

Imitateur, chanteur, vous êtes également un indécrottable épicurien !

Aller sur les routes de France c’est, bien sûr, pour aller rencontrer le public mais aussi pour goûter quelques spécialités !

Du coup, que vous inspire Nancy ?

J’adore Nancy ! Souvent, je montre des photos de la ville à des gens et ils me disent « mais t’es allé où ? A Prague ? » Non, à Nancy, tout simplement ! C’est une ville que j’aime beaucoup, qui a une vraie identité… Ainsi qu’une identité culinaire, on passe de bons moments ! On ne choisit pas ses dates en fonction des restaurants mais on est contents d’avoir des rendez-vous avec des gens qui nous ont bien accueillis au fil des tournées. C’est important, on est beaucoup sur les routes, on se crée un peu des familles. On a des cousins un peu partout ! Et là, avec les organisateurs, nous avons des liens amicaux assez forts. Je ne conçois pas de ne pas connaître les gens qui nous font travailler. On passe du temps ensemble, ce sont des gens qui se démènent pour faire des spectacles dans leur région, qui aiment leur région. J’aime partager des moments avec eux !

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