Le miracle Agustin Galiana

✏️ Yannick VERNINI 23 août 2018
Le miracle Agustin Galiana

Le comédien espagnol se livre dans son premier album éponyme, écrit en français. Entretien avec celui qui était l’invité de L’Est Républicain.

Vous avez déjà une belle carrière derrière, vous qui avez débuté sur les planches il y a 20 ans. Quel regard portez-vous sur ce parcours ?

Il m’est arrivé plein de choses, des moments de bonheur, de galère… Où t’es heureux, d’autres où tu as envie de tout arrêter. C’est un métier qui demande beaucoup de ténacité, de rigueur. Après, il y a un facteur chance qui joue beaucoup. Aujourd’hui, grâce tout ce que j’ai vécu, je suis là ! J’ai la chance d’être là pour chanter devant vous et présenter mon album. Tout ce qui m’arrive maintenant est un cadeau, presque un miracle.

La France qui est devenue votre seconde patrie…

Presque la première ! J’habite à Paris depuis plus de cinq ans. J’ai une relation très particulière avec la France, mon papa était prof de français… Il ne m’a jamais parlé un mot de français, je pense qu’il en avait marre quand il rentrait à la maison !

Vous venez donc nous présenter votre album « Agustin Galiana »… Vous qui avez une solide formation musicale…

Oui, lorsque j’étais petit j’adorais faire beaucoup de chose… J’ai fait du solfège et j’ai étudié un peu le piano, la guitare et la trompette. C’est ce qui m’a permis d’avoir un peu l’oreille pour, ensuite, composer et faire les deux albums que j’ai sortis et produits en Espagne. Mais le vrai miracle est arrivé en France avec Capitol qui m’a suivi dans mon projet. Si on m’avait dit, fin 2012, que je serais là, avec vous, je ne vous aurais pas cru, je n’avais aucune confiance en moi… Et un jour, les planètes s’alignent, je remercie la vie et la France !

Un album sur lequel vous avez travaillé avec l’incontournable Nazim Khaled. Comment s’est passée cette collaboration ?

C’est un génie. C’est une des plus belles rencontres que j’ai faite depuis mon arrivée en France. C’est un poète. On s’est vu comme des amis, on a beaucoup discuté ensemble, il a très vite compris mon univers. Parfois, il faut accepter ses limites et se dire que l’on doit travailler avec quelqu’un. C’est aussi ça qui me plaît dans ce boulot, construire ensemble. Et vous, vous prenez soin de la culture. Pas en Espagne. Vous l’avez en vous.

Parmi les morceaux, il y a « Carmina » dans lequel vous rendez un bel hommage à votre grand-mère…

J’étais très proche d’elle, écrire une chanson pour elle, c’était le moindre des choses. Nazim a su poétiser mes paroles, mon histoire.

Y a-t-il des artistes avec lesquels vous aimeriez chanter en duo ?

J’aurais adoré chanter avec Maurane. Après, j’aimerais bien chanter avec Amir, Patrick Bruel, Vanessa Paradis ou encore Louane et Olivia Ruiz. Même avec Julio ! Il y a plein d’artistes que j’admire.

Une tournée va-t-elle suivre ?

Je l’espère bien ! On est en train d’y travailler et de la préparer pour 2019. C’est vraiment ce dont j’ai envie, je sens que j’ai quelque chose à donner, à rendre au public, en allant à sa rencontre pour le remercier. C’est pour cette raison que j’ai fait cet album. J’ai envie d’être sur scène.

Quel regard pose votre famille sur votre carrière en France ?

Ils sont fiers de moi ! Surtout, je suis content que mon, père, avant de partir, ait pu voir mon succès en France. Il me manque beaucoup.

Crédits Photos : Patrice Saucourt

You may also like