LES GARÇONS TROTTOIRS – INTERVIEW

✏️ Yannick VERNINI 17 février 2016
LES GARÇONS TROTTOIRS – INTERVIEW

Étoiles

Rencontre avec Fred Villard, le Nancéien des Garçons Trottoirs qui sont de passage au Hublot.

On vous a laissé au début de l’été 2015, vous étiez de retour des Etats-Unis où vous avez participé à une pub. Que s’est-il passé depuis ?

Depuis, on a poursuivi notre tournée jusqu’au début du mois de novembre. On est passé dans les pays de l’est, on a fait des dates avec Florent Pagny… Pas mal de belles scènes nationales et internationales, en fait, comme en Hongrie, qui étaient très intéressante. Tout cela a donc pris fin début novembre pour faire une grosse pause de trois mois. Ça fait huit ans que l’on tourne sans interruption durant lesquels on a fait quasiment six cents concerts sans pause. Et comme on a tous des projets à côté, ça nous a permis de remettre le nez dedans et là, on est sur le nouvel album. On est pleine création, à l’écriture.

Une nouvelle étape alors dans l’histoire des Garçons Trottoirs…

On l’écrit intégralement en sachant que ça va être les dix ans du groupe, on va essayer de faire truc cool. Dans un même temps, on continue les dates pour intégrer les nouveaux titres au set pour les roder sur scène. Tout n’est pas encore là mais ça fait partie des projets. Toute l’année va être consacrée à cet album…

… que l’on pourra découvrir, en partie, au Hublot ce 26 février ?

Non, pas encore, ils devraient arriver fin d’année. Là, on revient à Nancy parce que ça fait un an qu’on n’y a pas joué. Et pour nous, ce n’est pas normal. N dernière date, qui a été celles avec nos invités sur la Masse Hystérique, a bien marché et là, on n’a avait pas de demandes particulières, on a décidé de produire la date au Hublot pour retrouver le public.

La Masse Hystérique, un festival avec lequel vous avez une belle complicité…

Oui, en fait, la Masse Hystérique nous a suivis dès le début et après on a ramené du monde de notre « famille ». Et maintenant, ça prend de l’ampleur et on continue à travailler avec eux régulièrement. Déjà, parce que c’est simple et surtout parce qu’on les aime bien !

Le fait de produire une date est-ce aussi pour rappeler que les Garçons Trottoirs, c’est avant tout un groupe ?

C’est surtout qu’avant, on était beaucoup dans la région, plus trop maintenant. On tourne beaucoup à l’étranger et surtout, ce n’est plus le même groupe qu’avant…

… C’est un groupe qui s’est professionnalisé ?

Oui, carrément. Ce n’est plus le groupe de rue que les gens ont pu croiser à l’époque. Il y a un vrai travail de scène, un gros travail d’écriture et de composition…

Une évolution que l’on retrouvera sur le nouvel album ?

C’est sûr ! Et avant, on avait un rayonnement local qui faisait que les invités étaient en mode « local ». Là, je pense que pour le prochain album, les invités, ce sera à l’échelle nationale pour justement montrer l’évolution du groupe Et faire sentir que ça fait huit que l’on est sur la route et que l’on a fait du chemin. Ça fait du bien !

L’occasion aussi de monter un show différent ?

Complétement. Changer la façon de le travailler, changer, dès l’écriture, la façon de voir les choses. On a tous bossé sur plein de projets. Du coup, tout est fait maison, on a notre label. Dès la création, l’écriture, de cet album, on arrive déjà à voir ce que l’on proposera sur scène. C’est quelque chose que l’on n’avait pas fait avant. Il y a une énergie nouvelle qui est envoyée, plus rock dans le jeu, qui nous correspond plus.

Et les Etats-Unis… Vous avez vécu un premier rêve américain… Y en a-t-il un deuxième en vue, en 2017 ?

On va peut-être pas attendre 2017…

 

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