Lescop – Interview

✏️ Yannick VERNINI 24 octobre 2016
Lescop – Interview

© Antoine Carlier
Étoiles

Vous serez en concert, ce vendredi soir, à Nancy. Comment avez-vous construit ce spectacle autour de cet univers un peu sombre de vos albums ?

L’idée est justement de mettre cet univers sombre en lumière. D’essayer de le rendre le plus lisible possible en live. Cela passe par pas mal de choses… Essayer de faire en sorte, par exemple, qu’il y ait plus de place pour les musiciens, pour la batterie… De faire en sorte que ce soit à la fois sombre et lumineux.

Cela a-t-il été facile d’entraîner des musiciens dans cet univers de perfectionniste où rien n’est laissé au hasard, où tout est travaillé, retravaillé ?

Il faut juste trouver d’autres perfectionnistes ! Après, pour une certaine partie, ce sont des musiciens qui jouent sur l’album, que je connais bien, avec qui je tourne depuis quelque temps déjà. Et puis il y a aussi des nouveaux venus… En général, pour ça, il faut faire confiance à son intuition.

Sur votre nouvel album, un titre comme Echo nous happe et nous fait flotter, voyager… Comment le retranscrire sur scène ?

On a effectivement essayé de recréer cette ambiance là… ça reste d’ailleurs assez fidèle au disque avec l’énergie du live en plus. On le met à sa puissance maximale.

Côté mélodie, vous avez opté pour des compositions très épurées où l’on peut entendre chaque instrument jouer sa partition…

J’essaie de garder les choses assez minimales… Le plus fort est souvent le plus discret. Pour qu’un message soit puissant, il ne faut pas tomber dans la surenchère. A trop forcer le trait, on perd l’idée principale. J’aime bien garder les choses assez épurées.

On vous présente comme l’électron libre de la pop new-wave. Est-ce que cela vous résume bien ?

Effectivement, je suis le genre d’artiste qui, quand on lui impose trop de choses, ça ne fonctionne pas. Du coup, oui… Un électron libre dans le sens où j’ai toute la liberté artistique que je veux. Je ne me serais jamais engagé avec des partenaires si je ne l’avais pas eue.

Cette liberté, on la retrouvait chez des artistes comme Daniel Darc, Etienne Daho ou encore Fauve… Est-ce que ces artistes vous parlent ?

Dans leur liberté et leur exigence, oui. Ce sont des gens qui ont toujours fait le maximum pour que leur message soit purement lu. Dans cette mesure-là, on peut être comparé même s’il y a des divergences artistiques et musicales sur des points qui sont souvent des points de détail…

Votre album sort le 21 octobre, quatre ans après votre précédent opus… Dans quel état d’esprit êtes vous ?

Plutôt bien, je suis très impatient que les gens puissent écouter l’intégralité de l’album et qu’ils puissent le partager avec moi sur scène. Je suis excité et impatient… Et un peu nerveux… C’est aussi pour ça qu’on fait ce métier !

Y a-t-il des collaborations avec d’autres artistes qui vous feraient envie ?

Les collaborations, c’est toujours mieux quand c’est des surprises… oui, j’ai des idées, j’ai des projets mais qui doivent rester des surprises… Je préfère garder l’effet de surprise !

 

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