LOUISE ATTAQUE – INTERVIEW

✏️ Yannick VERNINI 16 mars 2016
LOUISE ATTAQUE – INTERVIEW

©Yann Orhan
Étoiles

Entretien avec Arnaud Samuel, Robin Félix et Gaëtan Roussel…

Un nouvel album et une tournée… Vous voilà de nouveau d’attaque ! Le plaisir, est-il toujours au rendez-vous ?

On a fait la première date à la fin du mois de février… On avait hâte ! Jusque-là, on était dans une phase transitoire où l’on était en train de livrer l’album, sorti le 12 février. On a également travaillé la scène pour justement pouvoir proposer ce nouvel opus mais aussi d’anciens titres.

Les fans de la première heure semblent se retrouver, justement, dans cet album, avec du Louise Attaque pur jus. Comment a-t-il pris forme ?

Nous, on y voit, sans nostalgie aucune, un pont avec le premier. Parfois, on dit, par exemple que c’est la version anglaise du premier. On a travaillé avec un jeune Anglais. Du coup, tant mieux si on retrouve ce que nous, on espère avoir proposé… Quelque chose d’assez spontanée, d’instinctif, des choses qu’on aime, même si on discute beaucoup. Dès qu’on joue, il y a de ça qui nous rattrape vite, qui nous échappe, mais qui nous plaît. C’est ce qu’on était heureux de retrouver dans Louise Attaque et qui a refonctionné assez vite.

Les automatismes sont visiblement revenus assez rapidement !

Au bout de quelques jours, quand on a commencé avec Gaëtan à faire des sessions d’enregistrement à Londres, Berlin, à Brighton et à Paris… Le côté instinctif est tout de suite revenu, comme il y a vingt ans.

A l’écoute, on retrouve une de vos marques de fabrique… Un album de 35 minutes, mais très riche, extrêmement dense ! Ce que l’on retrouvait déjà dans votre premier album.

C’est une vraie volonté. On aime bien avoir l’ossature de la structure et c’est vrai que l’on enlève tout ce qui dépasse…

Vous allez à l’essentiel…

Oui, notre musique n’est pas construite autour de concepts.

Ce que l’on retrouve lorsque vous êtes sur scène… On sent que tout peut arriver, que rien n’est forcément figé dans une trame…

C’est vrai qu’il y a de ça même si on part peu dans l’impro. Ce n’est pas quelque chose que l’on fait beaucoup. Mais surtout, il y a l’humeur qui doit jouer. Et là, en associant les morceaux de premier, du 2e , du 3e et du 4e , ça le fait encore plus.

Lorsque vous avez mis en vente vos dates, les places se sont vendues à la vitesse du son… Celle de Nancy, notamment, s’est écoulée en moins de huit jours. Vous attendiez-vous à un tel engouement ?

On est surtout très heureux et, du coup, très impatients… Et un peu fragiles, au sens un peu fébriles… Ça fait un peu peur quand même. Très honnêtement, sans faire les ânes comme on dit, on en avait envie, mais on ne savait pas que ça partirait aussi vite ! Ça nous fait vraiment plaisir.

En programmant cette tournée, vous avez mis un point d’honneur à y associer les clubs et salles de musiques actuelles…

Oui, c’est une taille de salles qui nous plaît. Il y a quelques SMAC dont on connaît les gens. On y retourne avec plaisir. Ça nous correspond… Jouer, ça nous fait plaisir et on ne ressent pas les mêmes choses quand on joue dans un SMAC, dans un festival… On est heureux de jouer un peu partout… Si on arrivait à remplir le Stade de France, on irait avec grand plaisir.

Vos dates parisiennes sont complètes… Vous avez d’ailleurs ouvert un Zénith à Paris. Cela préfigure-t-il d’une tournée de grandes salles en Province ?

Peut-être… Pour être honnêtes, on se pose la question. La Cigale et L’Olympia affichaient complet. On a ouvert effectivement un Zénith à Paris. Quoi qu’il arrive, l’envie de jouer est vraiment là ! On se fie aux gens qui nous entourent.

Vous souvenez-vous du 12 mars 1998 ? Votre premier Zénith, c’était à Nancy…

On est arrivé dans un petit camion, oui ! En revanche, ce qu’il serait super, ce serait de jouer dans son amphithéâtre !

Pour conclure, peut-on attendre d’autres albums de Louise Attaque ou allez-vous retourner chacun vers des projets en solo ?

A ce jour, on n’en a aucune idée. En revanche, une chose est sûre, on rejouera avec d’autres personnes, d’autres projets. Faire d’autres rencontres, parfois dans d’autres domaines, c’est quelque chose qui est en nous maintenant. Après, quand, comment…, on n’y a pas réfléchi. On est vraiment immergé dans ce qui nous arrive, défendre notre album et partir en tournée…

On a l’impression d’avoir affaire à de jeunes premiers…

Oui, c’est ça… On est vraiment très heureux !

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