-M- – Interview

✏️ Yannick VERNINI 30 novembre 2015
-M- – Interview

Étoiles

[Morceaux choisis]

Trois ans après « Mister Mystère », ­M­ revient avec «Il» et une série de concerts dont lui seul a le secret. Il sera au Zénith de Nancy le 15 novembre.

Pour ce nouvel album et votre concert, on a le sentiment que vous vous êtes mis devant une copie blanche…

C’est surtout de nouvelles aventures, avec de nouveaux musiciens, un nouvel album, une nouvelle façon de s’habiller. Ce sont des périodes de vie. J’essaie de me réinventer un peu et de ne pas être dans les automa­tismes. Après, évidemment, il y a quand même toute l’histoire de ­M­ derrière ça. Mais c’est vrai que chaque tournée a sa couleur et son histoire. Là, c’est une nouvelle histoire autour d’« Il » et dans laquelle je me sens très bien.

On a l’impression que l’on ne vient plus voir -M- mais bien Matthieu Chedid sur scène où vous n’êtes entourés que de deux musiciens..

C’est vrai. Il y a Brad Thomas Ackley, que j’ai rencontré aux États­-Unis, et qui est aussi le co-réalisateur avec Dorion Fiszel de l’album, et le batteur Lawrence Clais que j’ai rencontré par la suite quand l’album était déjà fait. C’est vraiment une recherche. J’ai eu la chance d’avoir toujours des musiciens assez atypiques. Un des défis qui est particulièrement dur à relever est de trouver à chaque fois des musiciens de grand talent et d’aller chercher en eux une singularité qu’ils ont déjà. Mon travail est de trouver des gens qui ont un potentiel fou et de surexploiter leur talent.

À la différence de vos précédentes tournées qui étaient de grands barnums, celle-ci paraît plus intimiste mais vous dégagez toujours autant de puissance. Quelle est votre recette ?

C’est en fait à l’image de la vie… De cette quête artistique et humaine. On cherche tous à aller vers l’épure, vers la simplicité. Et bizarrement, moins il y a d’éléments, plus il y a l’espace et plus les choses sont amples. A l’image des années 60-­70 et de ses grands trios mythiques qui nous ont tous fait rêver, il y avait cette puissance-­là parce qu’il y avait beaucoup d’air entre chaque instrument… Ce n’est pas la quantité qui fait la qualité et la puissance. J’ai appris avec le temps que moins on met de choses, un peu comme un dessin ou une peinture, plus c’est ample.

 

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