Mat Bastard – Interview

✏️ Yannick VERNINI 21 février 2018
Mat Bastard – Interview

Après Carving et Skip the Use, vous vivez une 3e  vie artistique avec un album solo ! Vous aviez fait le tour de ces projets ?

Ce n’est pas vraiment ça. J’ai travaillé sur différents projets avec différentes personnes. C’est juste ça qui change. Quand je travaille avec Yan, c’est Skip the Use et quand je travaille seul, c’est un album solo. Ce n’est pas une question d’évolution. Au bout d’un moment, on a juste eu besoin de faire autre de chose.

Sur « Loov », on retrouve évidemment les sons de Skip the Use et de nouvelles sonorités comme sur « Rosemary » ou encore « Girls » où une belle place est laissée à l’acoustique…

Je n’ai pas fait un album solo pour montrer des choses mais plutôt pour en développer de nouvelles, me mettre en danger, aller découvrir des nouveaux trips. Je n’ai pas fait le disque parce que, d’un coup, je me suis retrouvé dans une situation où je ne savais pas quoi faire. C’est juste qu’avec Yan on avait envie d’autres choses pour, peut-être, mieux se retrouver après. Je suis allé piocher dans tout le background pop-rock avec Carving et tous les groupes que j’ai produits. En même temps, aujourd’hui, pour aller défendre ce disque-là, je suis avec les gars de Carving ! Finalement, ce n’est pas une aventure si éloignée de ce que j’ai toujours fait !

Un disque que vous allez en effet défendre sur scène à partir de ce soir (entretien réalisé le 1er  février) avec le duo A-Vox en 1re  partie qui accompagnera sur la tournée. Comment s’est passée cette rencontre ?

En fait, là, c’est ma casquette de producteur. On s’est rencontrés il y a 3 ans et ils m’ont demandé de travailler sur leur musique et que l’on bosse ensemble sur leurs chansons. On a travaillé sur des titres, sur un album et voilà ! C’était notre rencontre professionnelle… Anthéa et moi, on s’est rencontré dans ce cadre-là puis on s’est mis ensemble. Aujourd’hui, c’est ma femme… C’est aussi une aventure familiale. J’avais envie de l’aider à aller au bout de ce qu’elle a envie de faire. Je suis très content d’avoir produit cet album. On vient de le finir, il est super énergique, incisif, puissant avec des textes très engagés. C’est naturellement que j’ai eu envie de l’emmener sur la route.

Un album puissant… Ce n’est effectivement pas si éloigné de vous faites !

Oui, on est assez proche dans la façon de mettre de l’énergie dans notre musique et les raisons pour lesquelles on en fait. Leurs textes m’ont touché. Après, on est un couple, on a des points communs et ça en fait partie !

 

Pour revenir à la tournée, comment le show a été mis en forme ? À Nancy, on a encore en mémoire le set furieux envoyé par Skip the Use !

Quand je faisais les concerts avec Skip, beaucoup de journalistes me demandaient « d’où est-ce que vous tirez cette énergie » ? Moi, j’ai appris à faire des concerts comme ça sur scène avec les mecs qui m’accompagnaient, à commencer par ceux de Carving quand on a fait du punk-rock ensemble… Là, je suis sur scène avec eux, c’est encore pire qu’avant (rires) !

C’est aussi ça que le public va venir chercher…

Ouais, carrément. Même si sur scène on fait des titres de l’album, de Skip the Use, de Carving - on fait une sorte de pot-pourri - on ne blinde pas les salles partout où l’on va. L’album que j’ai sorti est un disque sans concession, résolument rock, résolument énergique. Et je pense qu’aujourd’hui, c’est de plus en plus rare. Le public qui se déplace est composé de gens qui nous ont vus en festival, ou des personnes nostalgiques de Skip the Use. Quand d’autres ont envie de voir un concert où ils pourront se lâcher. J’espère vraiment qu’il y aura du monde pour nous soutenir. La scène rock en a vraiment besoin mais ce n’est pas simple.

On vous sent impatient de remonter sur scène…

Je suis content, c’est là où les choses se passent. Le plus important est de rencontrer les gens et d’être incisif. Si tu viens voir notre concert comme tu vas voir Kendji Girac, reste chez toi, ça ne sert à rien ! On a envie d’un truc participatif, on vient pour mettre des coups de pied dans la merde ! Ce sont les raisons pour lesquelles on fait de la musique.

Pour conclure, on vous a vu dans un duo dans Taratata… Avez-vous envie de collaborations avec d’autres artistes ?

Ouais, j’ai toujours mes potes… Shaka Ponk, Orelsan… Des mecs que j’aime beaucoup. Mais pour l’instant non, pas sur ce disque mais on verra, moi j’aime bien, je trouve ça marrant, c’est pour ça que je l’ai fait avec A-Vox !

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