Mat Bastard trace sa route
Chronique

Mat Bastard trace sa route

Après l’épopée Skip the Use, il se lance en solo avec un album qui ne fait pas dans la demi-mesure.

Lorsqu’en novembre 2016, dans une interview, Mat Bastard annonce la fin de Skip the Use, le choc est rude. Et laisse sur le carreau un paquet de fans qui ne manquaient aucun des concerts du groupe. En particulier pour la dernière tournée, qui a mis sur orbite les albums « Can be Late » et « Little Armageddon », sur lesquels figurent les tubes comme « Cup of Coffee », Nameless Word » ou encore le très actuel « Être Heureux ». La furie était à chaque fois au rendez-vous, avec un public, à l’image du leader, déchaîné.

Mais voilà, il paraît que toutes les bonnes choses ont une fin. Encore que. Il n’aura pas fallu longtemps pour que Mat Bastard ne ressorte du bois… De toute façon, il ne tient pas en place et l’annonce de la sortie, ce mois-ci, d’un album solo, a rassuré tout son petit monde. Tout comme son passage dans l’émission Taratata où il a repris, en duo avec Mai Lan, le tube de Louise Attaque « J’t’emmène au Vent » et « Redempion Song » de Bob Marley. Quelques secondes ont suffi pour que la machine de guerre se remette en route et fasse parler la poudre.

Restait à savoir ce que Mat Bastard allait dégainer en solo. « LOOV – Love each other to the Death » remet l’église au milieu du village. La version « deluxe », avec ses seize titres, frappe fort… Très fort pour un opus abouti dans lequel l’intenable Mat Bastard montre tout ce dont il est capable. « Wild » ouvre le bal… Et rassure. Tout comme « Shift the Control » ou encore « Grave of Broken Dreams »… Skip the Use n’est pas très loin, mais sonne un poil différemment. « Rosemary » débarque alors et évolue dans un autre registre, plus feutré, plus mélodique, flirtant presque avec le swing avant de renvoyer du lourd. « Honestly » prend le relais… L’album déroule la suite d’une traite, sans temps mort, navigant d’un registre à l’autre tout en conservant cette puissance qui met les poils ! Un opus taillé sur mesure pour la scène… Où l’on espère revoir bientôt un Mat Bastard toujours aussi incontrôlable qui a néanmoins pris le temps d’écrire un EP pour Amandine Bourgeois.

📷 : Alexandre Marchi

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