Messmer – Interview

✏️ Yannick VERNINI 5 décembre 2015
Messmer – Interview

©Alexandre MarchiÉtoiles

[Morceaux choisis]

Après Ludres, vous revenez au Zénith de Nancy. En un an, vous êtes monté en puissance. Que vous apporte une plus grande salle ? Est-ce que cela change votre manière de travailler ?

Oui, ça change parce que j’ai beaucoup plus de gens réceptifs. Je dois ajouter beaucoup plus d’espace sur scène pour être capable d’accéder aux demandes de tous les gens qui veulent vivre l’expérience. Je fais vraiment des rotations dans le spectacle avec la première partie, la deuxième ainsi qu’avec le numéro final où je fais participer toute l’assistance. Du coup, il y a plus de gens qui peuvent vivre l’expérience et j’adapte aussi la mise en scène avec toutes ces personnes qui veulent monter sur scène. Je suis obligé de trouver des techniques de travail permettant de faire une sélection beaucoup plus rapide.

Pour vous cela demande t-il un effort physique et psychique supplémentaire ?

Pas trop de fatigue mais je dois être beaucoup plus aux aguets. Devant 4.000 personnes, on doit être à l’affût. J’ai un assistant sur scène qui est présent, qui jette un coup d’œil, qui m’aide à aller réveiller des gens dans la salle, ou d’autres qui ont les doigts ou des mains coincés. Pendant ce temps, je peux poursuivre mon spectacle et le public se sent encadré, en sécurité.

Vous avez justement de plus en plus de gens qui étaient perplexes et qui veulent vivre maintenant l’expérience. Comment l’expliquez-vous ?

J’ai vécu cet engouement­là lorsque j’ai débuté au Québec. Ici, c’est le même phénomène. Au début, tout le monde se demandait « mais qui est Messmer ? Qu’est­ce qu’il va faire sur scène ? » Ils se sont aperçus que les numéros sont là pour faire rire les gens et que ceux qui sont sur scène ont du plaisir à vivre l’aventure.

 

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