Messmer – Irrésistible Messmer

✏️ Yannick VERNINI 5 décembre 2015
Messmer – Irrésistible Messmer

©Pierre Mathis
Étoiles

Il est 16h10. Dans les travées du Zénith, on trépigne fébrilement. On est venu en famille mais aussi entre potes. Comme pour se lancer un défi à l’image de ceux qu’on relève au moment de monter dans une attraction qui vous met à l’envers. La salle est plongée dans le noir, les vidéos des « exploits » du Québécois donnent le ton pour laisser le dernier mot à Jamel Debbouze : « Ça, c’était fascinant ! » Messmer entre en scène au milieu d’un nuage de fumée, comme venu d’ailleurs. En fait, c’est un peu là qu’il va emmener ses sujets durant deux heures. Une sorte d’espace intemporel sur lequel il règne sans partage, lui qui a déjà hypnotisé et fasciné plus de 80.000 personnes sur scène.

Le top est donné. Les volontaires se détendent, joignent leurs mains, les portent au­ dessus de leurs têtes… Ces sacrées pognes qui restent sou­dées, se serrent toujours plus fort. La voix de Messmer résonne, se fait légèrement lointaine… Le palpitant, lui, monte allègrement dans les tours. Mais rien n’y fait… La volonté de décoller les mains est là, on est conscient de tout… Rien ne se passe… Pour certains, le marchand de sable passe.

Les personnes réceptives se démarquent. Messmer a l’œil. Les volontaires montent sur la scène du Zénith. Une quinzaine se fait endormir. Tous prennent la position fœtale, taquinent le cordon cet embarrassant cordon ombilical, grelottent, se font un chaleureux câlin. Avant de vivre l’expérience de la téléportation pour un retour à la préhistoire. Le Canadien, en chef de tribu, les mène au combat face aux effrayants mammouths. Une tribu qui tente également de fraterniser avec ces drôles d’autochtones assis dans la salle. Une belle famille turbulente qui se reproduit avant de changer d’époque et faire un bond en 1913. Les belles années du Moulin Rouge où le french cancan était roi et qui a fait se lever sans aucune difficulté les gambettes de nos danseurs du jour… Des danseurs qui continuaient à se déhancher à chaque fois que la musique retentissait ! Tout comme leurs collègues qui ont pris la relève pour passer en revue les grands succès du cinéma. Avec Top Gun et les amours improbables de Maverick et Iceman, sans oublier James Bond et un Rocky haut en couleur. Durant plus de deux heures, Messmer a fasciné, hypnotisé un public sous le charme qui le suit également dans ses émissions à la télévision. Dans les gradins, des sceptiques, évidemment. Et c’est plutôt normal et naturel. Un scepticisme qui en prend un coup lorsqu’il s’agit de son voisin, son compagnon, son pote qui se retrouve sur scène à vivre l’aventure proposée par le Québécois qui remettra ça le 2 février 2016, toujours au Zénith de Nancy. L’occasion pour le public de refaire son show. Car, au final, la star, c’est lui !

 

 

 

 

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