Mimie Mathy – La leçon de bonheur de Mimie

✏️ Yannick VERNINI 1 décembre 2015
Mimie Mathy – La leçon de bonheur de Mimie

© Frédéric Mercenier

Étoiles

Huit mois après la salle Poirel, Mimie Mathy est revenue papoter avec son public, cette fois à Ludres où avaient pris place enfants, parents et grands­-parents, Joséphine étant passée par là ! Mais c’était bien Mimie Mathy qui était sur scène. Une scène sur laquelle l’humoriste est arrivée en robe de mariée… Et sur la Marche nuptiale. « Le jour du mariage, on n’a pas le temps d’en profiter ! Tout passe trop vite. Quant à la nuit de noce, on l’a répétée avant, elle est au point!»

Le ton était posé, Mimie Mathy allait donner une belle leçon de bonheur, après « avoir allumé de nombreux cierges. J’ai dû payer dix fois le ravalement de Notre­Dame ! J’avais beaucoup de grands copains et peu de petits copains. » Un bonheur « tardif » à l’origine duquel on trouve « son » Benoît : « Angelina Jolie a son Brad, Céline Dion, son René. Moi j’ai mon Benoît.

Il joue au Scrabble, quand il perd, je ne suis pas obligée de chanter pendant cinq ans à Las Vegas ! » Sans oublier son coup de foudre, la maison à la campagne – « le calme, son compost et son odeur » ­, le foot, qu’elle ne regarde « que quand la France est en finale de la Coupe du Monde… On est tranquille ! », et surtout sa famille recomposée, « sa petite famille, dans la corbeille de la mariée, il y avait quatre enfants ! », qu’elle aime par­dessus tout.

Mais Mimie Mathy, avait prévenu. Ce spectacle était aussi l’occasion de mettre les choses au point. Avec les journalistes, notamment, qui lui posent depuis trente ans les mêmes questions sur les « épreuves qu’elle a dû traverser ». M. Drucker, B. Castaldi, M.­O. Fogiel, Nikos ou encore L. Ruquier, lui demandant « si elle avait couché avec Philippe Bouvard pour réussir », sortaient du bois dans des apparitions « clins d’œil » par écran interposé, donnant une note irrévérencieuse supplémentaire à un one­-woman­ show finement écrit, dans lequel Mimie Mathy livre sa vision d’une société qui lui donne matière.

Y compris lorsqu’elle – ou plutôt Joséphine – fait un détour par le Paradis, après avoir « répété » son enterrement et croise alors Einstein, Cl. François ou encore sa grand­-mère qui a remplacé « pépé Bébert, parti jouer à la pétanque, par pépé XIV ! » Ja­ mais méchante, parfois caustique, mais toujours bienveillante et sincère, Mimie Mathy a une fois encore prouvé que l’on pouvait faire rire sans être méchant. Et ça fait du bien !

 

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