Minuit – “On est impatient de retrouver le public “

✏️ Yannick VERNINI 11 novembre 2018
Minuit – “On est impatient de retrouver le public “

Le groupe sera jeudi à L’Autre Canal. Entretien avec Joseph Delmas qui sera aux côtés de Simone Ringer, Raoul Chichin et Clément Aubert.

Depuis votre passage à L’Autre Canal lors de Nancy Jazz Pulsations en 2015, le groupe a poursuivi son essor avec la sortie d’un album. Comment se sont passées ces années ?

En fait, ça a été assez long. Après l’EP, on a eu cette très belle tournée avec un peu plus de 80 dates. Après ça, il a fallu se reconcentrer sur l’album, ce qui nous a pris en peu de temps. Il fallait que l’on redescende, que l’on digère tout ça. Que l’on transpose les questions sur ce que l’on voulait faire après, comment ça allait prendre forme. On a commencé à composer, parfois en groupe ou à deux, à trois… Puis on est rentrés en studio pour trois longs mois. Il y a eu plein de questionnement. C’était un challenge pour nous. Un premier album, ça se travaille. Tout est allé très vite, on n’avait peut-être pas pris le temps d’y penser en amont. Aujourd’hui, nous en sommes très fiers.

Aviez-vous conscience d’être devenus un « phénomène » ?

Conscience, non. Quand on vit les choses de l’intérieur, on n’a pas le recul nécessaire pour prendre conscience de l’engouement qu’il peut y avoir. Après, c’est sûr que l’on a tous été agréablement surpris de voir tous ces gens venant à nos concerts avec une vraie curiosité, sans même savoir ce qu’on produisait.

Trois mois en studio, c’est long… Mais ce délai ne correspond-il pas à l’exigence voulue par les musiciens que vous êtes ?

Bien sûr. On est quatre, on a fait l’album à quatre, quatre cerveaux à penser en même temps… On a travaillé à « l’ancienne » dans le sens où l’on joue de nos instruments, il faut trouver de la place pour les faire sonner et ça, c’est vrai que ce sont des méthodes chronophages. Chacun de nous existe de façon sonore à travers son instrument. Tout ça devait se retrouver dans les morceaux.

Souvent, plusieurs titres sont composés et écrits avant la sélection finale. Cela a-t-il été le cas pour cet opus ?

Oui, évidemment. On a dû composer une trentaine de chansons pour cet album. Elles n’ont pas toutes été développées jusqu’au bout mais les idées étaient là. Jusqu’au dernier stade, on a enregistré quinze morceaux pour, au final, qu’il n’y en ait que douze sur l’opus. Du coup, on en a sous la main…

Est-ce que vous les jouerez sur scène ?

On les jouera oui, bien sûr !

Le choix était-il compliqué à faire ?

Ce sont des choix compliqués, en effet. Devoir se séparer de ces morceaux que l’on a menés durant tout l’enregistrement, que l’on a développés jusqu’au bout, c’est toujours difficile, on n’a pas envie, chaque titre a son histoire. Cela s’est fait à force de discussions. Surtout, arrivé à un stade, il est nécessaire de prendre un peu de recul, de se dire « pour la cohérence de l’album, quel est le mieux à faire » ? Et finalement, il y a des choix assez logiques.

On vous sent également impatients de repartir sur les routes…

On l’est ! On s’épanouit beaucoup sur scène. La première tournée a été géniale et là, il y l’excitation d’aller défendre notre premier album. On est impatients de retrouver le public et de voir comment ça va sonner.

Crédits Photos : Cédric Jacquot

 

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