Moriarty – Le monde de Moriarty

✏️ Yannick VERNINI 5 décembre 2015
Moriarty – Le monde de Moriarty

©Alexandre Marchi
Étoiles

Hier soir, à L’Autre Canal, il ne manquait que le feu de bois au milieu de cette nature à travers laquelle nous a promené Moriarty.

Sans son batteur, blessé au Bataclan, mais avec une pensée émue pour lui et une formidable envie de nous faire découvrir ces contrées lointaines qui nourrissent leur univers suivant « La Route » tracée par le romancier Jack Kerouac et que Quentin Tarantino aurait pu emprunter au détour d’un de ses road movies. La formation, emmenée par la voix chaleureuse de Rosemary Standley, est passée par l’Ecosse pour ouvrir son set de ce mercredi soir.

Une ballade écossaise reprise en duo avant que le reste de la troupe ne vienne prendre possession de cet espace à la fois vintage et moderne, au milieu duquel la guimbarde et l’harmonica retrouvent une seconde jeunesse, tenant leur rang face une contrebasse démoniaque. « Diamonds never die » donnait la direction de cette éternité qui le diable lui-même peine à trouver. « Long live the devil » et « History of violence » se posaient sur une assistance qui ne perdait pas une miette de ce retour de Moriarty à Nancy… « Back in town » deux ans après le Chapiteau du NJP. « Isabella » prenait le train en marche et « Reverse », comme la ballade « Private Lilly », ouvraient la voie à « Ramblin Man », « Fire, fire, fire », « Buffalo Skinners » et « When I ride »…

Le monde de Moriarty partait alors dans toutes les directions pour un final fidèle à cette image du monde où l’être humain est au centre des préoccupations. Et quand le talent s’en mêle, la fresque devient exaltante.

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