Olivia Ruiz, corps et âme

✏️ Yannick VERNINI 14 mai 2017
Olivia Ruiz, corps et âme

Dans son nouvel album, l’artiste se dévoile encore un peu plus.

L’époque de la Star Academy est loin… Très loin même puisqu’on l’aurait même oubliée ! Depuis, Olivia Ruiz a tracé sa route. En y croisant un succès qui a fait d’elle une des figures fortes du paysage musical français. Elle avait frappé un grand coup avec cette « Femme Chocolat ». Un album suivi d’une tournée « Chocolat Show » phénoménale dans laquelle la tornade brune a fait parler la poudre grâce à cette incroyable énergie qu’elle a chevillée au corps. En 2009, « Miss Météores » et sa série de concert s’inscrivaient dans la continuité. Puis après une pause de trois ans, Olivia Ruiz revenait avec « Le Calme et la Tempête », nourri de ses voyages. « Le fait d’avoir été absente de la France et d’avoir passé beaucoup de temps à l’étranger a fait que j’ai avancé toute seule. Et sans même m’en rendre compte, finalement, j’étais en train de faire ce disque. C’est au moment où je rentre en France, que je vide mon ordinateur, que je me dis : ‘’ Mince, ça y est ! C’est fait !’’ Il est venu naturellement », déclarait-elle à l’époque. Un album plus intime qu’elle va aller défendre dans les petites salles après avoir écumé les Zénith avec ses opus précédents.

Cette fois, avec « À nos Corps Aimants », la trentenaire épanouie, devenue maman, offre au public un nouveau visage, se livre plus, explore de nouveaux univers et, surtout, rend un superbe hommage aux femmes. Et dès le premier titre, « Mon Corps, mon Amour », les sonorités claquent et hypnotisent… L’identité musicale est forte, on a bien affaire à Olivia Ruiz qui déroule ainsi sa créativité dans douze morceaux langoureux, parfois suaves avec quelques accords jazzy qui pointent le bout de leurs notes. De « Il y a des Nuits » à « Âme en Dentelle » en passant par « La Dame-oiselle », « Dis-moi ton Secret » ou encore « Le Blanc du Plafond », Olivia Ruiz rassemble à la fois les fans de la première heure et ceux qui ont pris le train en marche… Et se paie le luxe de conquérir de nouvelles contrée et ce, sans oublier ses origines espagnoles encore et toujours très présentes. Notamment sur « Duerme Negrito » qu’elle interprète avec son papa, Didier Blanc, et son frère Toan.

📷 : Christophe Acker

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