Patrick Bruel – Interview

✏️ Yannick VERNINI 1 décembre 2015
Patrick Bruel – Interview

©Pierre MathisÉtoiles

[Morceaux choisis]

Après trois passages – et bientôt quatre avec Nancy – en Lorraine en moins d’un an, trou­vez­-vous votre public changé ?

Non, les gens qui viennent me voir sont très réactifs. Depuis 25 ans, nous avons installé quelque chose qui est de l’ordre de l’indicible. C’est une relation à part… Il y a des codes, des non­dits, des choses que l’on a plus besoin de faire, on se comprend à la seconde, ça réagit. Les gens me suivent toujours et sont mon meilleur ambassadeur !

On a pourtant l’impression, à chaque fois, de découvrir un nouveau spectacle. Notamment la dernière fois à Nancy où vous avez intégré, au « Café des Délices », « Alexandrie, Alexandra ». Une variante que vous avez gardée et travaillé depuis…

Oui, au fur et à mesure, on l’a travaillée, jouée puis rejouée. C’est vrai que le premier jour c’était un peu n’importe quoi ! (rires). C’est­à­ dire que là, on tente des choses et il y en a certaines que l’on abandonne. Pour « Chacun fait c’qui lui plaît » de Chagrin d’Amour, c’est pour moi une pirouette assez sympa. En faisant du hip­hop avec La Fouine, les gens se disent « tiens, c’est inattendu de voir Bruel faire du hip­ hop »… C’est vrai… Mais les mecs qui disent cela n’étaient pas nés quand j’ai produit le premier rap français ! C’est un petit clin d’œil à moi mais aussi un petit clin d’œil au son des années 80 qui revient à la mode de façon phénoménale. C’est exactement ça !

Comme David Bowie que vous reprenez également sur scène ?

Là, moi je me fais plaisir… Est­ce que ça fait plaisir aux gens ? Je ne sais pas, mais ça a l’air. Il y en a qui ne connaissent pas, d’autres si… Ceux qui aiment et ceux qui n’aiment pas… Mais je me fais plaisir ! C’est toute mon adolescence. Ça fait quelques soirs qu’on la fait, ce n’est pas dit qu’on la gardera.

 

You may also like