Patrick Hernandez – Interview

✏️ Yannick VERNINI 27 novembre 2016
Patrick Hernandez – Interview

©Alexandre Marchi
Étoiles

 

Vous revenez avec une double actualité… Les 10 ans de Stars 80 et votre autobiographie « Alive ». Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette aventure ?

C’est vrai, c’est une nouvelle aventure. Déjà, je suis curieux de nature. Et je suis un papa tardif. Ma fille a 9 ans… Et il y a 3-4 ans, je me suis dit « s’il m’arrive quelque chose de grave, je ne pourrai pas lui raconter mon histoire ». Elle est trop petite pour comprendre un certain nombre de choses. Je voulais tout simplement coucher ça sur le papier. Comme ça, s’il m’arrive quoi que ce soit, elle aura au moins les informations directement de son papa.

Vous ne comptiez donc pas en faire un livre ?

Du tout, ce n’était pas destiné à l’édition. Ce n’est d’ailleurs pas le seul travail que je fais pour elle, je fais, parce que je suis un passionné, également des livres de cuisine. Qui seront peut-être un jour édités, qui sait ? Maintenant, je ne jure plus de rien ! C’est un hasard qui m’a fait rencontrer Louis de Mareuil, des éditions Mareuil, et qui m’a demandé, sans savoir que le travail était déjà fait, si cela m’intéresserait de sortir une autobiographie et l’histoire de « Born to be Alive »… Ce fut évidemment avec plaisir. Honnêtement, moi, je n’aurais pas osé sortir une autobiographie qui peut avoir un côté « m’as-tu vu » ou prétentieux. Mais comme c’était prêt, que l’on me l’a demandé… Je ne me suis pas fait prier non plus !

Avez-vous conscience que votre histoire fascine et intrigue ?

C’est un peu ce que j’ai dit aux gens de Gallimard quand je les ai vus en rendez-vous. Sans paraître prétentieux, j’ai l’impression d’avoir vécu quelque chose ressemblant à un conte de fées, cela vaut peut-être la peine de raconter cette histoire. Celle de « Born to be Alive » mais aussi celle racontant comment je suis arrivé à la musique. Les gens ne connaissent que la partie émergée de l’iceberg, ils ne connaissent pas la partie immergée leur expliquant, par exemple, que je suis arrivé à la musique un peu par hasard, que j’ai fait beaucoup de bals…

Et que vous avez dansé avec Madonna !

Dans les boîtes de nuit et à la maison seulement ! L’information est erronée. Le bouquin me permet de rétablir la vérité. Chose que je fais depuis très longtemps à la télé mais que les gens ne retiennent pas. En fait, avec Madonna, nous étions camarades, je l’ai ramenée avec moi des Etats-Unis en France. C’était une histoire de production… Mes producteurs et moi-même voulions lui faire enregistrer un disque. On avait trouvé stupide de la faire danser derrière moi, c’était un peu abîmer son image. Les gens ont vu une petite danseuse américaine derrière moi, lui ressemblant étrangement et la plupart du temps, ils me disaient « je l’ai vu danser derrière toi ». De notre côté, il a fallu la convaincre qu’elle pouvait chanter – elle avait plutôt des envies de cinéma – et le hasard a voulu que l’on soit hébergé tous les deux chez notre producteur commun, à Paris, pendant un an. Au bout d’une année, elle n’est pas arrivée à un accord avec les producteurs sur le choix de la chanson, elle est repartie tranquillement chez elle et trois-quatre ans après, elle explosait aux Etats-Unis !

En plus du livre, vous fêtez donc les 10 ans de Stars 80, ce mercredi soir, à Nancy. On a le sentiment que vous prenez toujours le même plaisir, voire plus…

Oui, il y a eu une belle évolution et le film a aidé à élargir largement le public. Maintenant, on y va assez tranquille. On vient de faire les deux premières dates, les deux salles étaient complètes. Le spectacle est d’une grande qualité. On a mis le paquet pour les 10 ans. Il y a plus de musiciens, de danseurs, une chorégraphie signée Chris Marques, de Danse avec les Stars, deux chorégraphes travaillant avec nous, dont son épouse, et on a deux artistes qui nous ont rejoints, Thierry Pastor et Plastic Bertrand. On est vingt artistes qui ne sont pas lassés du tout… Comme le public, d’ailleurs. Nos chansons ne sont que le prétexte pour le faire venir, il les connaît toutes. Mais tous les ans, on rénove les 50 % qui restent du spectacle en faisant, avec de nouveaux costumes, des collégiales, des duos, des trios sur des chansons des années 80 mais qui sont, à chaque fois, des surprises pour les gens. C’est aussi ce qui fait le succès de Stars 80 et ce qui nous motive. Si j’avais fait 10 ans uniquement de « Born to be Alive », je me serai ennuyé… Tout ça est quand même très gratifiant pour nous !

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