Paulett’ – La chanteuse Paulett’ a pris son envol

✏️ Yannick VERNINI 31 janvier 2016

Étoiles

La musique adoucit les mœurs… Et, dans certains cas, permet d’avancer, de panser ses blessures et d’éclore. A 24 ans, Paulett’, Pauline de son vrai prénom, a suivi ce cheminement salutaire. Mais d’abord, pourquoi Paulett’? « C’est un surnom que l’on m’a donné et qui colle bien à ma personnalité… » Timide et toujours un peu réservée, la jeune artiste a grandi à Gondreville. Elle suit une scolarité classique et décroche un baccalauréat ES. Mais la musique ne quitte pas cette jeune ado qui n’est pourtant pas issue d’une famille de musiciens. Discrètement, dans sa chambre, elle chante et reprend, notamment, Céline Dion, Jenifer ou encore Lorie. « Pour moi, la musique était un moyen de m’exprimer, d’extérioriser des choses… Ça a mis du temps… » Paulett’prend finalement des cours de chant, dans son village et suit des cours de piano et de solfège à 10-11 ans. « J’ai vite arrêté, trop rigide », poursuit la jeune fille qui avait des envies de liberté. Et, à 17 ans, elle se met finalement à la guitare, « j’avais besoin rapidement d’un instrument pour m’accompagner. Du coup, j’ai suivi des cours à Toul. » Et l’écriture dans tout ça ? « J’écris avant de composer. J’ai beaucoup de choses à exprimer et qui prennent la forme de poèmes qui reprennent toutes les choses que j’avais à extérioriser et qui étaient enfouies. »

Durant une longue période, Pauline va puiser son inspiration au plus profond de son être, « pour me vider ». Elle aborde notamment le harcèlement scolaire dont elle a souffert. « Ça m’a donné une force et permis de délivrer un message d’espoir. On peut surmonter cela, aller de l’avant et être plus fort que nos bourreaux ! »

Messages en douceur

Artiste engagée, Paulett’ livre également sa vision de notre société, notamment, des problèmes liés à l’environnement dans des textes qui passent des messages en douceur.

Une partie de cet univers, Paulett’ l’a mis dans son premier EP huit titres, « Petit Mouton tondu deviendra grand aussi ». Un « bébé » qui a vu le jour après un passage par l’incontournable Music Academy International de Nancy, en 2011-2012. « J’ai suivi des cours de technique vocale. Renfermée, ça m’a libérée. J’ai appris à chanter sans blocage, à gérer mon stress… » Mais pas que.

Ce passage par la MAI l’a aussi mise devant ses doutes. « On se retrouve face à la dure réalité… C’est compliqué, c’est un métier plus difficile que ce qu’on imagine. Je ne suis qu’une chanteuse sur des milliers ! C’est vrai que j’ai pris un coup au moral. »

Pas de quoi, cependant, décourager ce petit bout de femme qui, une fois ses morceaux ficelés, a pu compter sur le soutien de l’école nancéienne avec un ingénieur du son et des musiciens de haut vol avec, entre autres, Michel Roth, à la basse, et Olivier Baldissera pour les enregistrements batteries.

Les derniers arrangements bouclés, l’EP vu le jour. Frais, accessible, on se laisse entraîner sans difficultés dans cette bulle musicale pop folk. Reste désormais à aller le défendre sur scène. Pas une mince affaire pour l’artiste qui habite, désormais, entre Metz et Thionville. « J’ai une vingtaine de compos et une dizaine de reprises. Entre L’Autre Canal et la BAM, à Metz, nous répétons actuellement pour pouvoir présenter notre travail lors de festivals ou de premières parties. J’ai également envoyé l’EP dans les maisons de disques, on verra bien… »

Fonceuse, Paulett’continue à aller de l’avant. Le papillon qu’elle est devenue a pris son envol.

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